Faut-il vraiment s’étonner ? Après avoir transformé la démocratie en arme de destruction massive, voilà que l’Empire - car il faut bien l’appeler par son nom - parachève son œuvre en s’attaquant à la dernière institution spirituelle encore debout : l’Église catholique. Et pour ce faire, quoi de mieux que de placer, au sommet de cette tour de guet millénaire, un gouverneur en soutane, un pantin clérical, un produit calibré à Harvard, façonné par les ONG et adoubé par Langley ? On ne parle plus de spiritualité ici, mais de stratégie.
L’élection de Robert Francis Prevost - homme au nom déjà prédestiné à la convergence des intérêts anglo-saxons et vaticano-globalistes - n’est pas une erreur de casting. C’est l’aboutissement d’un plan, d’un programme, d’une longue entreprise de démolition-reconstruction du religieux au service de Wall Street et de la morale inversée. Le catholicisme n’est plus universel, il devient occidental. Et attention : pas l’Occident de Saint Thomas ou de Dante. Non, l’Occident de Netflix, de Davos et du Rainbow Flag sur les autels.
Sous couvert d’ouverture, de modernité, de tolérance - les mots du mensonge contemporain - on envoie un message clair : l’Église, désormais, parle la langue de la CIA, pas celle du Christ. Le sacré devient soluble dans le droit de l’homme, version Halliburton. Et pendant que les masses, abruties de divertissement, applaudissent à ce "renouveau", les vrais maîtres ricanent. Parce qu’ils savent. Ils savent que lorsque le dernier bastion s’écroule, il ne reste plus que le consommateur nu, docile, sans racines, sans transcendance, prêt à tout accepter tant qu’il a son QR code et son café latté.