N’écoutez jamais Die Kunst der Fuge de Johann Sebastian Bach.
Après avoir goûté à cette oeuvre, toute autre musique vous semblera insipide, chiante, sans consistance. Chaque son, chaque mélodie rencontrée ailleurs vous paraîtra dissonante, maladroite, ratée. Rien ne pourra s'approcher de cette perfection sonore qu'est l'art de la fugue.
Vous deviendrez prisonnier de cette oeuvre, condamné à la réécouter en boucle, chaque jour, comme un camé qui fume son caillou de crack, puis qui le replonge dans du bicar bouillant, encore et encore.
Et puis vient le dernier contrepoint. Ce putain de contrepoint inachevé. Bach s’arrête en plein milieu d’une ascension, et nous laisse suspendus, le souffle coupé, à attendre une suite qui ne viendra jamais.
Ne faites pas cette erreur les khey, vraiment.