Dans l’or du matin, les ailes frémissent,
Les abeilles dansent, les fleurs s’emplissent.
De corolle en corolle, leur ronde est sacrée,
Un monde en murmure, tout doux, orchestré.
Elles portent l’été dans leurs fines pelotes,
Des éclats de pollen comme de vives notes.
Leur ruche est un temple, un joyau vibrant,
Où le miel s’élabore, patient et brillant.
Ouvrières discrètes, sans trêve ni haine,
Leur labeur tisse la toile humaine.
Sans elles, les arbres perdent leur voix,
Et la vie chancelle, vacille aux abois.
Ô petite abeille, gardienne du ciel,
Ton bourdonnement est un chant essentiel.
Protégée, aimée, que ton vol perdure,
Messagère dorée d’une terre pure.