Mes quilles, pendant mon tour du monde en auto-stop, j’ai parcouru plus de 66 000 kilomètres à travers le globe avec ma femme. J’ai dormi dehors, traversé des déserts, affronté des tempêtes, escaladé des montagnes… mais rien ne m’avait préparé à ce que j’allais vivre en Russie. Je vous raconte ça mes khey.
Tout a commencé dans le sud, dans un petit village au nom étrange : Mineralnye Vody. Nous venions de franchir la frontière géorgienne, et dans une gargote poussiéreuse, j’ai mangé quelques brochettes de shashlik. Ce que j’ignorais alors, c’est que cette viande allait m’empoisonner. Ce n’était pas une simple intoxication alimentaire. C’était le début d’un combat contre la mort.
Nous étions sur le point de gravir l’Elbrouz, le toit de l’Europe. 5642 mètres. L’un des sept sommets mythiques de la planète. Mon épouse et moi avions prévu de l’escalader en totale autonomie. Une semaine d'acclimatation dans le froid et les vents de haute altitude, et je commence à me sentir fiévreux. Nausées, épuisement, frissons. Je mets ça sur le compte de l'altitude. La montagne, toujours rude avec ceux qui osent l’affronter.
Mais malgré tout, nous avons continué. Pas à pas. Plus on montait, plus mon corps me lâchait. J’avais l’impression que mes entrailles se nouaient à chaque respiration. Mais je me suis hissé jusqu’au sommet. Le ciel y était d’un bleu métallique, le silence assourdissant. J’étais au bord du gouffre, mais debout. Vivant.
À la descente, mon état empire. Nous reprenons la route vers le nord en stop. Direction Moscou. Plusieurs jours passent. La fièvre ne me quitte plus. Les douleurs abdominales deviennent insupportables. Je commence à avoir des diarrhées sanglantes. Littéralement. Je me soigne comme je peux, avec des plantes, des tisanes, des décoctions. Mais rien n’y fait. Mon corps se vide. Je perds du poids à vue d'œil.
À Moscou, c’est l’enfer bureaucratique. Je cherche un médecin. On me balade de rue en rue, d’adresse en adresse. À un moment, on me donne un lieu qui ressemble à une usine désaffectée. C’est un hôpital. Une femme en blouse blanche m’accueille. Sans même m’examiner, elle me dit dans un anglais approximatif : “C’est l’eau, une turista, rien de grave.” Et me prescrit… des probiotiques. Je tente de lui expliquer que je perds du sang, que j’ai déjà perdu plus de cinq kilos. Elle hausse les épaules.
Je repars. Je suis seul avec ma douleur. Et on continue à traverser la Russie. Pendant quinze jours, on avance vers l’est. Vers Irkoutsk. Plus de 5000 kilomètres. Je suis à bout. Je perds mes forces, mes muscles fondent. Je ne tiens plus debout. J’ai perdu 18 kilos. Je suis en train de mourir.
À Irkoutsk, c’est la même misère. Pas d’hôpital équipé, pas de soins possibles. Je refuse de me faire rapatrier. Je garde l’espoir fou de guérir.
On continue. Je passe quelques jours à travailler sur l’île d’Olkhon, sur le lac Baïkal. J’avance mécaniquement, comme un fantôme.
Puis vient le moment de quitter la Russie. On ne peut pas traverser la frontière vers la Mongolie à pied. Le seul moyen : le Transmongolien. Alors on achète deux billets, juste pour passer la frontière. Dans le train, je m’effondre sur une banquette. Mon corps n’est plus qu’une enveloppe vidée. Dans le wagon d’à côté, des cris. Des hommes ivres qui font la fête. Je supplie ma femme d’aller leur demander de baisser le volume. Elle s’apprête à se lever quand soudain… un homme s’avance.
La cinquantaine, bedonnant, le visage marqué par les ans, il me regarde longuement. Et dans un anglais hésitant, il me dit :
“Olala… You don’t look good, my friend.”
Je lève les yeux. Il se présente. C’est le directeur de l’hôpital d’Oulan-Bator. Spécialisé dans les infections intestinales bactériennes. Il rentre d’un symposium avec toute son équipe de médecins. Ce n’est pas une coïncidence. C’est une providence.
Je lui raconte mon histoire. Il m’écoute attentivement, grave. Puis il me tend sa carte personnelle.
“Demain, à Oulan-Bator, viens me voir à l’hôpital. Je m’occuperai de toi.”
Le lendemain, on se rend à l’hôpital. Du moins, ce que je croyais en être un. De l’extérieur, le bâtiment ressemble à une ruine. Le hall est délabré, les murs s’écaillent, des canettes traînent au sol. Cinquante personnes font la queue. Quatre heures d’attente. Quand vient mon tour, je me présente.
“Hello, my name is”
“No English. Next,” me coupe la secrétaire, appelant la personne suivante.
Je lui montre la carte du directeur. Elle l’ignore. J’ai l’impression que tout s’effondre. Je vais mourir ici. Alors je tente le tout pour le tout. Je sors mon téléphone. J’appelle le numéro. Pas de réponse. Puis soudain, il rappelle.
“Who is it?”
“It’s the French guy from the train. I’m in your hospital.”
Un silence.
Puis :
“AAAAAH YES! My French friend! Welcome!”
Je tends le téléphone à la secrétaire. Elle décroche, blasée. Puis son visage change. De l’agacement, elle passe à la stupeur. Rouge de honte, elle se lève, abandonne son poste et me prend par la main. Nous traversons les couloirs, descendons un escalier, et là… un autre monde.
Un souterrain immaculé, luxueux. Salle VIP. Nous arrivons au bureau du directeur. Il nous reçoit en pyjama, visiblement endormi dans son bureau depuis la veille. Autour de lui, des statues de Gengis Khan, des diplômes, des articles de presse encadrés. Il aurait éradiqué une épidémie en Mongolie en 2004. Il travaille aussi pour le ministère de la santé.
Il m’accueille, écoute de nouveau mon récit, puis appelle son meilleur médecin, spécialiste des infections bactériennes. Je passe une batterie de tests, PCR, examens sanguins. On me dit de revenir le lendemain.
Le jour suivant, le médecin me reçoit en urgence. Il a le visage grave.
“Vous avez contracté une souche très rare d’Escherichia coli. O157:H7. Une souche mortelle. Deux semaines pour tuer. Cela fait des semaines que vous êtes infecté.”
Il me prescrit une tri-thérapie d’antibiotiques. Un traitement si puissant que je perds temporairement la vue. Je ne supporte plus la lumière. J’ai des maux de tête atroces. Mon corps lutte, hurle. Dix jours d’angoisse, à moitié aveugle dans un Airbnb, me rendant à l’hôpital entre deux crises. Mais peu à peu… je reprends vie.
J’ai survécu. J’ai perdu 22 kilos. Mes intestins sont détruits. Mais je suis vivant. Et j’ai bien fait de ne pas rentrer en France. Là-bas, ils n’auraient jamais identifié cette souche. Elle était connue ici, en Mongolie, chez eux. Ce directeur m’a sauvé la vie.
Une semaine plus tard, à peine remis, j’ai acheté un cheval pour traverser la Mongolie.
Et des mois plus tard, au Japon, une gastro-entérologue m’a fait une coloscopie. Elle m’a dit que mes intestins étaient couverts de nodules, dévastés. J’allais mettre des années à m’en remettre.
Il m’a fallu quatre ans.
Mais j’ai survécu.
Le 23 avril 2025 à 00:11:13 :
qu'est ce qui a causé les nodules au final ?
une allergie ? bactérie ? inflammation ?
L'inflammation + les bactéries
Le 23 avril 2025 à 00:11:33 :
Le 23 avril 2025 à 00:11:13 :
qu'est ce qui a causé les nodules au final ?
une allergie ? bactérie ? inflammation ?L'inflammation + les bactéries
t'a un estomac fragile ?
avant cette expérience est ce que t'avais l'habitude de manger des plats de la veille restés à l'air libre ce genre de truc ?

Le 23 avril 2025 à 00:12:46 :
Le 23 avril 2025 à 00:11:33 :
Le 23 avril 2025 à 00:11:13 :
qu'est ce qui a causé les nodules au final ?
une allergie ? bactérie ? inflammation ?L'inflammation + les bactéries
t'a un estomac fragile ?
avant cette expérience est ce que t'avais l'habitude de manger des plats de la veille restés à l'air libre ce genre de truc ?
Non mais je suis tombé malade en mangeant du shashlik, des brochettes de viande trempées quelques jours dans du lait de yak fermenté...et visiblement ça tue des mongols (locaux) en 2 a 3 semaines. Donc c'est au dela d'une fragilité de l'estomac
Le 23 avril 2025 à 00:12:55 :
Un peu fragile ta plume, on ne croit pas un instant à ton histoire. Mais c'est suffisant pour de la littérature jeunesse quoi.
C'est pourtant 100% veridique, j'ai un blog qui date de l'époque, d'ailleurs tape "Les deux crapahuteurs" sur google, y'a même TF1 qui a fait un "Grand reportage" de 70min sur mon voyage "Systeme D pour vacances au bout du monde"
Le 23 avril 2025 à 00:15:02 :
Le 23 avril 2025 à 00:12:55 :
Un peu fragile ta plume, on ne croit pas un instant à ton histoire. Mais c'est suffisant pour de la littérature jeunesse quoi.C'est pourtant 100% veridique, j'ai un blog qui date de l'époque, d'ailleurs tape "Les deux crapahuteurs" sur google, y'a même TF1 qui a fait un "Grand reportage" de 70min sur mon voyage "Systeme D pour vacances au bout du monde"
C'est censé prouver quoi ? Stéphane Bourgoin s'est fait passer pour un expert criminologue pendant des décennies avant d'être démasqué.
Le 23 avril 2025 à 00:16:30 :
Photo du renflement pour prouver les dires ?
tu entends quoi par renflement ?
Le 23 avril 2025 à 00:17:04 :
Le 23 avril 2025 à 00:15:02 :
Le 23 avril 2025 à 00:12:55 :
Un peu fragile ta plume, on ne croit pas un instant à ton histoire. Mais c'est suffisant pour de la littérature jeunesse quoi.C'est pourtant 100% veridique, j'ai un blog qui date de l'époque, d'ailleurs tape "Les deux crapahuteurs" sur google, y'a même TF1 qui a fait un "Grand reportage" de 70min sur mon voyage "Systeme D pour vacances au bout du monde"
C'est censé prouver quoi ? Stéphane Bourgoin s'est fait passer pour un expert criminologue pendant des décennies avant d'être démasqué.
Ben écoute, tu as raison, tout ça c'est fake si ça te fait plaisir !
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