Le 23 février 2023 à 11:47:11 :
Il faut comprendre que l'état de célestin n'est pas binaire. Les gens ne vous voient pas forcément comme vous vous voyez. Donc, si vous avez l'impression qu'on vous calcule pas et que c'est génant, c'est parce que ce n'est pas agréable d'être avec quelqu'un qui ne parle pas. Les gens aussi peuvent avoir des côtés Célestin, du coup vous renverrez l'image de quelqu'un de froid. Est-ce que vous vous iriez vers quelqu'un de froid ?
el famoso c'est juste parce qu'ils sont moches et mal fringué la plupart _.gif)
la pill elle est là c'est pas le fait de pas parler le prb , le prb est d'ordre génétique
:
-"il est bizarre célestin , il parle jamais il reste toujours dans son coin , regarde les autres bizarrement "
"oui je l'ai surpris entrain de me mater , ça me dégoute "
" il est mystérieux chad , il reste toujours dans son coin parle à personne , il a un regard profond "
"oui hi hi je l'ai surpris entrain de me mater d'ailleur , il m'excite tellement chad "
Le 06 mars 2023 à 12:30:25 :
" Aujourd'hui, euh... p-pour ...mon exposé... "![]()
"t'as vu mon reuf je vais pecho Vanessa ce soir"
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"WALLAH ferme ta gueule Célestin on parle !"
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"Un peu de silence, laisser parler votre camarade !"
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"bas les couilles j'ai juré !"
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"j-je vais ...vous p-parler euh... de l'accouplement... d-des singes..."
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Désolé, pavé chiant et mal écrit 
J’avais tout juste entamé ma première année à la fac, il y avait une fille au style un peu punkette/metalleuse/gothomachin, caractérisé mais subtil à la fois, pas vulgaire à mes yeux. Sympa mais taciturne. Pas hautaine quand les gens venaient lui parler dans le contexte des cours, mais quand tu la voyais déambuler en dehors elle était vraiment en mode « no future laissez-moi je veux mourir gneugneu Kurt Cobain »… Je la trouvais jolie mais pas du tout à ma portée, puis j’étais tellement mal dans mes godasses que je pense pas que le mécanisme du désir aurait pu s’enclencher avec grand-monde. Je la croise en entrant dans la cafétéria du campus, on est amenés à se tenir la porte, ça me fait limite chier (moi-même je suis assez taciturne et asocial aussi) parce que je me dis que si elle me fait la gueule je vais faire pareil et on va pas s’entendre. Je lui fais un petit signe de tête et un discret sourire de petit garçon malgré ma sale gueule à l’aspect un peu agressif, elle me fait un grand sourire tout mimi
du genre qui veut dire "toi t'es gentil tu fais chier personne"
. Ça m'a juste fait plaisir sur le coup parce que je n’étais franchement pas sûr qu'une meuf comme ça n’allait pas m'ignorer. Reste que je n'ai pas surinterprété quoi que ce soit, et trente secondes plus tard c'était oublié. Je suis resté avec elle jusqu’en deuxième année, on se croisait fatalement plus souvent et il y avait un peu plus de complicité mais c'était du non-dit, tu sentais que la meuf était à l'aise avec moi, si elle cherchait une place en amphi et que c'était libre à côté de moi elle n’hésitait pas à venir, même si j'étais carrément un peu trop froid avec elle tellement j'étais sobre (sympa mais vraiment très discret) dans mon rapport aux gens. C’était comme si elle me connaissait sans me connaître et ne m’en tenait pas rigueur, sachant qu’elle était un peu comme ça aussi. Faut dire qu’il y avait d'autre gars avec qui elle traînait davantage, même si c'était vraiment pour passer le temps : je ne pense pas qu'ils lui plaisaient et certains devaient même lui paraître lourdingues. En plus le hasard du découpage de la classe en groupes pour les TD me mettait rarement dans sa moitié... Avec le recul j'ai l'impression de l'avoir un peu frustrée. Par exemple je m'y connaissais aussi en metal même si j'avais pas vraiment le look, elle le savait forcément parce que j’en parlais souvent avec d'autres gars de la promo, mais son caractère réservé faisait qu'elle ne se mêlait pas aux conversations, elle se tenait à l’écart. Du coup j'ai jamais parlé musique avec elle par exemple, alors que je ne suis pas sûr qu'elle aurait refusé si je lui avais proposé de passer des après-midi à s'écouter des albums en buvant des bières... La seule fois où on s'est vraiment parlé en tête-à-tête (et encore on a causé limite que des cours) c'était vers la fin de la deuxième année, ces putains d'années universitaires passent BEAUCOUP trop vite. Elle est venue me rejoindre sur un bloc de béton en attendant un cours et m'a dit s'étonner de ne pas voir grand-monde, et qu'elle suspectait une grève. Et c'était bien le cas. Voyant qu'on aura pas cours on commence à partir et elle me demande "Tu fais quoi maintenant ?" J’étais tellement à l’ouest et pas prêt à initier des relations poussées avec les gens que je lui ai dit "Je crois que je vais rentrer chez moi" (à savoir chez moi vraiment chez moi à 100 km, pas au CROUS, car c'est jeudi et du coup on est en week-end prolongé). Elle me fait "Ah ouais carrément ?!" en rigolant l’air incrédule, et on continue à marcher côte à côte. J'aurais pu changer d'avis et lui dire "En fait si tu veux on peut passer la journée à glander ?" mais là y a un mec qui m'appelle pour me prêter un CD qu'il m'avait promis. Je vais vers lui et elle ne m'attend pas, elle trace sa route en continuant à traîner son air dépressif
J'étais tellement un putain d'autiste social que je n'ai pas particulièrement regretté, je ne sais même pas comment j'aurais pu gérer la journée. Mais maintenant ça me fait un peu chier d'être passé à côté de la connaître mieux. J'ai connu des expériences autrement plus intenses avec d'autres femmes par la suite, oui j'ai connu l'amour physique. Et ce PUTAIN de sourire de première année, oui je sais qu'il ne voulait rien dire, et pendant vingt bonnes années il m'en a touché une sans faire bouger l’autre. Mais maintenant j'ai raté ma vie et je crois bien qu'il m’accompagnera dans le fameux tunnel avec la lumière...
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