Des associations de lutte contre le racisme et l’antisémitisme ont poursuivi, devant le tribunal correctionnel, le président de l’association politique Égalité et Réconciliation et directeur de publication du site internet sur lequel a été mis en ligne un clip de rap du groupe Rude Goy Bit.
Elles lui ont reproché des faits d’incitation à la haine à cause de certains passages du clip disant notamment qu’il faut «virer» des personnalités juives, accompagnés de leurs photographies qui brûlent, d’injure antisémite à raison de la phrase «Les français n'en peuvent plus, de ces parasites» illustrée par un slogan «République Française Rothschild Family» et de diffamation antisémite à raison des paroles «Les banques ont acheté les médias pour asseoir leur emprise», illustrées par l'image du nom Rothschild qui brûle.
La cour d’appel, revenant sur la condamnation prononcée en première instance, a relaxé le prévenu. Les juges d’appel avaient considéré que ce clip ne visait pas la communauté juive dans son ensemble. Les associations, parties civiles, ont saisi la Cour de cassation pour contester cette décision.
La Cour de cassation casse et annule la décision de la cour d'appel et retient que les juges n’ont pas recherché, comme ils l’auraient dû, le sens véritable du clip, qui comportait de nombreuses références antisémites.
Autrement dit, Alain Bonnet est de nouveau convoqué devant la justice pour savoir si con clip de rap est constitutif ou non d'une provocation à la haine raciale.
https://www.courdecassation.fr/toutes-les-actualites/2021/10/05/diffusion-dun-clip-de-rap-sur-internet