Le 02 juin 2021 à 02:29:34 :
Il y a 4 ans environs j'avais la même chose, comme si j'étais arrivé au bout de ma capacité à apprécier les gens et à ressentir de l'empathie pour eux. Je voulais juste rester seul, dans mon coin, mais je savais que je n'avais aucun intérêt concret à le faire et qu'au final, même si ça comblait un désir immédiat, je le regretterais plus tard, car il faut toujours être accompagné, de près ou de loin.Ainsi, mes conversations sont devenues unilatérales. Je laissais les autres me raconter leur vie, et je rebondissais juste sur ce qu'ils disaient. Je m'intéressais à eux pour qu'ils m'apprécient, pour créer un lien fictif entre cet individu et moi. Je suis devenu pro dans l'art de poser des questions, de jouer la comédie, par exemple être impressionné, ou partager des émotions négatives, si la personne avec qui je parle était triste, alors je mimais la tristesse, pour l'accompagner dans son sentiment afin qu'elle se sente bien avec moi.
Mais ce n'était que de la comédie, il n'y avait pas de vrai sentiment derrière. Même dans les films, les scènes d'actions ne me faisaient aucun effet, et alors que je suis un passionné d'histoire qui adore s'imaginer à la place des gens du passé, même dans les moments les plus horribles, afin de mieux comprendre ce qu'il y avait avant nous, je me suis étonné moi même quand j'étais devenu froid face à des scènes historiques pourtant effroyable, là où avant je pouvais y penser des jours quand je lisais des choses sur une bataille particulièrement sanglante etc...
J'ai été voir mon médecin, qui m'a redirigé, et ça a été la meilleure décision de ma vie. Aujourd'hui je me ressens à nouveau vivant et proche des gens, mes amis m'ont avoués qu'ils m'ont sentis très éloignés pendant une période, cette comédie que je jouais était mauvaise, les gens s'en rendaient compte, je souffrais, tout simplement, et je refusais toute aide (alors que j'en recevais beaucoup).
Il a fallu que ça vienne de moi, que j'aille voir de moi même mon médecin. Je dis pas que tu devrais faire la même chose khey, car ça doit venir de toi, mais tu peux y penser de temps à autre, au moins te renseigner, pour effacer tous les préjugés que tu as sur ça (et crois moi, si tu n'y as jamais été, tu as forcément des préjugés, et de ce que j'ai lu du topic, tu en as même beaucoup. Instruis-toi maintenant sur le sujet, tu te remercieras plus tard de l'avoir fait maintenant, sans avoir attendu plus longtemps).
intéressant comme message, pourquoi tu as sauté le pas de la consultation ? j'hésite à consulter en ce moment mais j'ai un mauvais historique avec les psy
Le 02 juin 2021 à 02:24:45 :
Pour moi, ça correspond assez bien à ce que tu décris.
Mais j'y vois comme un cercle vicieux. Comme si un manque d'activité entrainait une indifférence, qui elle même démotive l'idée de la moindre activité.
Mais il y a quand même des moments où j'arrive à me sentir sensible, avec ce que j'ai cité notamment. Et je me dis que ça peut être en partie du à un mode de vie un peu monotone et sédentaire, mais je n'en sais rien.
Je me dis souvent que beaucoup de gens sont un peu comme ça.
"un cercle vicieux. Comme si un manque d'activité entrainait une indifférence, qui elle même démotive l'idée de la moindre activité."
C'est ça, je me suis reconnu dans ce que tu dis malheureusement. Faudrait que je me bouge, ça changera peut-être quelque chose, mais à chaque fois ce manque d'entrain, cette léthargie, ce sentiment d'absurdité qui t'envahis, comme si tout ça n'avait aucun sens
t'as consulté ou pas ?
Faudrait peut-être, mais ça me gène tous ces trucs de psy, c'est con mais bon... J'y suis jamais allé, mais ça donne vraiment l'impression de payer pour se faire écouter geindre. Des témoignages de khey ?
D'ailleurs un schéma qui résume assez bien le cycle vicieux de la procrastination menant à la dépression.
(Volonté de vie ≈ motivation, joie de vivre, volonté de puissance)
Théoriquement il faudrait un boost momentané puis continu de volonté de vie de telle manière à écraser toutes les contraintes qui s'exercent sur la personne en question qu'elles soient physiques/psychologiques/sociales/culturelles etc...
Il faut aussi plus de considération du moment présent et ne pas "s'autoécraser" dans les regrets du passé et la peur du futur. Le passé et le futur ne sont plus ou pas encore nous, ce que nous sommes concrètement, en tant qu'êtres tridimensionnels voyageant dans l'espace-temps, c'est le présent. Il faut simplement penser au "maintenant", au mouvement, à l'immédiat sans se contraindre psychologiquement par le temps car tout se joue "maintenant".C'est possible de le faire c'est surtout un état d'esprit. Nous ne nous concentrons vraiment pas assez sur la valeur du présent, toujours coincés dans cette double contrainte que sont les regrets et la culpabilité du passé et l'incertitude et le stress du futur. La contrainte du futur devient d'autant plus grande lorsque la réalité diffère de notre futur imaginé et que l'on se déçoit soit même, simplement parce que l'on pose des dogmes et que l'on a des biais qui n'ont pas lieu d'être.
Donc quand je dis qu'il faut lâcher le passé, c'est qu'il faut arrêter de penser qu'on existe dans le passé et que l'on devrait culpabiliser par rapport à ce dernier, car c'est simplement inutile. Cela se fait par une revalorisation du présent. Je ne dis pas qu'il ne faut pas étudier le passé et la causalité pour modéliser le présent d'une telle manière à le rendre meilleur et être plus libre dans le sens d'une libre nécessité. Je suis très proche du spinozisme qui est un déterministe, mais c'est justement ça qui me pousse à dire ce que je dis : il faut affirmer son conatus, sa volonté, sa puissance d'agir dans le présent , il faut affirmer sa puissance dans le présent, pas dans le passé ou le futur. La compréhension du passé et la prévision du futur n'ont pour finalité que l'affirmation du présent et il ne faut pas oublier cette fondamentalité, ce que nous faisons en tant que procrastinateurs.Cependant, ce boost doit être énorme compte de tenu de l'accumulation de l'anti-volonté de vie, de paresse et d'addiction qu'a accumulé le procrastinateur au fil des années voir des décennies. En effet, si le procrastinateur est dans un état très profond du gouffre, du sable mouvant qu'est la procrastination menant à la dépression, l'apathie et l'indifférence, il est évident qu'il a besoin de plus de volonté de vie pour qu'il s'en sorte puisqu'il a accumulé beaucoup d'"anti-volonté de vie" (propre à la dépression, l'apathie et l'indifférence) de paresse et d'addiction à l'outil de procrastination (par exemple Internet ou l'ordinateur) qui lui fait avoir son comportement procrastinateur.
Un excellent moyen de préserver une faible quantité de volonté de vie pour qu'elle ne s'éteigne pas, c'est aussi la discipline. La discipline c'est le fait de faire ce qui doit être fait même si l'on a peu de volonté de le faire, même si l'on a ni la motivation ni l'envie. C'est un moyen de combattre les contraintes malgré le peu de volonté de vie que l'on a et donc de ne pas tomber dans la procrastination. Il faut avoir de la discipline pour battre la dépression et la procrastination.
Simple exemple, entre un procrastinateur maladif et quelqu'un qui procrastine de temps en temps (1 heure par jour disons), la différence de volonté de vie requise pour sortir du cycle est immense.
On peut penser que c'est de la branlette mais c'est un problème qui est en train de ravager nos générations objectivement parlant. Les Forums JVC (surtout une certaine partie d'entre eux tels que le 18-25 mais pas que) en sont un parfait exemple, une simple progéniture de ce cycle. Internet en est tout simplement un exemple plus large. Cela est notamment dû à l’apparition d'outils de procrastination très puissants tels que les ordinateurs, les smartphones et Internet et à la tendance de nos sociétés vers le modèle du consommateur.
On est coincé ici et le Corona n'a fait qu'empirer le bordel en s'imposant comme une énorme contrainte.
Le 02 juin 2021 à 02:40:14 :
D'ailleurs un schéma qui résume assez bien le cycle vicieux de la procrastination menant à la dépression.
(Volonté de vie ≈ motivation, joie de vivre, volonté de puissance)
Théoriquement il faudrait un boost momentané puis continu de volonté de vie de telle manière à écraser toutes les contraintes qui s'exercent sur la personne en question qu'elles soient physiques/psychologiques/sociales/culturelles etc...
Il faut aussi plus de considération du moment présent et ne pas "s'autoécraser" dans les regrets du passé et la peur du futur. Le passé et le futur ne sont plus ou pas encore nous, ce que nous sommes concrètement, en tant qu'êtres tridimensionnels voyageant dans l'espace-temps, c'est le présent. Il faut simplement penser au "maintenant", au mouvement, à l'immédiat sans se contraindre psychologiquement par le temps car tout se joue "maintenant".C'est possible de le faire c'est surtout un état d'esprit. Nous ne nous concentrons vraiment pas assez sur la valeur du présent, toujours coincés dans cette double contrainte que sont les regrets et la culpabilité du passé et l'incertitude et le stress du futur. La contrainte du futur devient d'autant plus grande lorsque la réalité diffère de notre futur imaginé et que l'on se déçoit soit même, simplement parce que l'on pose des dogmes et que l'on a des biais qui n'ont pas lieu d'être.
Donc quand je dis qu'il faut lâcher le passé, c'est qu'il faut arrêter de penser qu'on existe dans le passé et que l'on devrait culpabiliser par rapport à ce dernier, car c'est simplement inutile. Cela se fait par une revalorisation du présent. Je ne dis pas qu'il ne faut pas étudier le passé et la causalité pour modéliser le présent d'une telle manière à le rendre meilleur et être plus libre dans le sens d'une libre nécessité. Je suis très proche du spinozisme qui est un déterministe, mais c'est justement ça qui me pousse à dire ce que je dis : il faut affirmer son conatus, sa volonté, sa puissance d'agir dans le présent , il faut affirmer sa puissance dans le présent, pas dans le passé ou le futur. La compréhension du passé et la prévision du futur n'ont pour finalité que l'affirmation du présent et il ne faut pas oublier cette fondamentalité, ce que nous faisons en tant que procrastinateurs.Cependant, ce boost doit être énorme compte de tenu de l'accumulation de l'anti-volonté de vie, de paresse et d'addiction qu'a accumulé le procrastinateur au fil des années voir des décennies. En effet, si le procrastinateur est dans un état très profond du gouffre, du sable mouvant qu'est la procrastination menant à la dépression, l'apathie et l'indifférence, il est évident qu'il a besoin de plus de volonté de vie pour qu'il s'en sorte puisqu'il a accumulé beaucoup d'"anti-volonté de vie" (propre à la dépression, l'apathie et l'indifférence) de paresse et d'addiction à l'outil de procrastination (par exemple Internet ou l'ordinateur) qui lui fait avoir son comportement procrastinateur.
Un excellent moyen de préserver une faible quantité de volonté de vie pour qu'elle ne s'éteigne pas, c'est aussi la discipline. La discipline c'est le fait de faire ce qui doit être fait même si l'on a peu de volonté de le faire, même si l'on a ni la motivation ni l'envie. C'est un moyen de combattre les contraintes malgré le peu de volonté de vie que l'on a et donc de ne pas tomber dans la procrastination. Il faut avoir de la discipline pour battre la dépression et la procrastination.
Simple exemple, entre un procrastinateur maladif et quelqu'un qui procrastine de temps en temps (1 heure par jour disons), la différence de volonté de vie requise pour sortir du cycle est immense.
On peut penser que c'est de la branlette mais c'est un problème qui est en train de ravager nos générations objectivement parlant. Les Forums JVC (surtout une certaine partie d'entre eux tels que le 18-25 mais pas que) en sont un parfait exemple, une simple progéniture de ce cycle. Internet en est tout simplement un exemple plus large. Cela est notamment dû à l’apparition d'outils de procrastination très puissants tels que les ordinateurs, les smartphones et Internet et à la tendance de nos sociétés vers le modèle du consommateur.On est coincé ici et le Corona n'a fait qu'empirer le bordel en s'imposant comme une énorme contrainte.
Intéressant, ça rejoins les autres et c'est très vrai et correspond bien à ma situation
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