https://youtu.be/iPRSaDL8Bcc
Mon regard plongeait dans l’immense plaine
Dont je recherchais le Maître et le Roi.
Et je m’écriais, voyant l’onde pure,
L’azur étoilé, la fleur et l’oiseau
Si je ne vois Dieu, brillante nature,
Tu n’es rien pour moi qu’un vaste tombeau.
J’ai besoin d’un coeur brûlant de tendresse,
Restant mon appui sans aucun retour ;
Aimant tout en moi, même ma faiblesse,
Ne me quittant pas la nuit et le jour.
Je n’ai pu trouver nulle créature
Qui m’aimât toujours sans jamais mourir ;
Il me faut un Dieu prenant ma nature,
Devenant mon frère et pouvant souffrir.
Ste Thérèse de Lisieux