La crise française et notre nostalgie collective, c'est un peu aussi une nostalgie du cinéma, des rêves offerts dans les années 60 et 70, quand chacun pouvait voir sa situation s'améliorer et espérer que celle de ses enfants s'améliorerait encore plus.
Les gens regardaient Trintignant, Picolli, Romy Schneider, Girardot et Delon, ils rĂŞvaient et ils avaient peut-ĂŞtre le sentiment, plus qu'aujourd'hui, de former un pays.
De nos jours on a honte des pitreries prétentieuses de guignols radicalisés qui se prennent pour des artistes, et leur médiocrité participe de la déprime générale.