Le 11 novembre 2020 à 16:52:13 Eruvande a écrit :
Le débat est de toute façon inutile. Pour moi ça a toujours été très simple. La plupart des gens bossent pour un boulot qu'ils aiment pas trente-cinq heures par semaine, souvent plus (en Espagne c'est quarante heures). Le boulot, c'est donc, en général, de la grosse merde.Du coup, que des gens soient rémunérés parce que ils font quelque chose qu'ils aiment, ça rend jaloux, envieux, et ça génère un sentiment d'injustice. Et ce sont des sentiments tout à fait normaux, d'ailleurs. Je dis pas que cela soit bien, je dis que c'est normal.
De là découlent, je pense, absolument tous les problèmes relatifs au débat que vous avez. Tant que taffer sera une merde sans nom pour la majorité du peuple, les travaux artistiques seront vus comme moins sérieux car trop "amusants"
.
Voilà-voilà
. C'était le commentaire optimiste de la soirée.
Je suis d'accord !
Le 11 novembre 2020 à 16:52:13 Eruvande a écrit :
Le débat est de toute façon inutile. Pour moi ça a toujours été très simple. La plupart des gens bossent pour un boulot qu'ils aiment pas trente-cinq heures par semaine, souvent plus (en Espagne c'est quarante heures). Le boulot, c'est donc, en général, de la grosse merde.Du coup, que des gens soient rémunérés parce que ils font quelque chose qu'ils aiment, ça rend jaloux, envieux, et ça génère un sentiment d'injustice. Et ce sont des sentiments tout à fait normaux, d'ailleurs. Je dis pas que cela soit bien, je dis que c'est normal.
De là découlent, je pense, absolument tous les problèmes relatifs au débat que vous avez. Tant que taffer sera une merde sans nom pour la majorité du peuple, les travaux artistiques seront vus comme moins sérieux car trop "amusants"
.
Voilà-voilà
. C'était le commentaire optimiste de la soirée.
Je suis d'accord dans les grandes lignes avec ce que tu dis. Mais il y a plein de métiers "passion" qui sont épanouissant et fascinants dont on exige pas la gratuité. La médecine, par exemple. Beaucoup de toubibs sont passionnés par leur discipline, pourtant on exige pas d'eux des consultations gratuites 
Idem pour beaucoup de métiers de l'artisanat. J'ai une connaissance qui souffle du verre, je crois pas qu'on lui ait déjà demandé une oeuvre gratuite 
Parce que certains ont tendance à l'oublier, mais écrire (ou dessiner, créer, qu'importe) ça réclame du taf. Et c'est loin d'être facile 
Le 11 novembre 2020 à 12:15:39 ink-ray a écrit :
Le 11 novembre 2020 à 12:03:50 Komandir a écrit :
Au passage, question simple les kheys : en quoi expliquez-vous le succés d'Harry Potter ? (alors que c'est loin d'être de la grande littérature)La force d'Harry Potter ne repose pas sur la qualité de la plume, mais sur la construction du lore qui est finement menée.
J'en ai discuté avec des éditeurs le mois dernier, justement. Rowling a fait un truc inédit pour son époque : elle a gardé son lectorat au fil de sa saga en grandissant avec lui. Aujourd'hui, ça se voit de temps en temps mais à l'époque, elle était la première à le faire.
Elle a adapté son univers à son lectorat et les gamins qui ont dévoré HP à 11 ans sont ceux qui, à 18, ont attendu devant les librairies pour se procurer le dernier tome.
Rowling n'a pas une plume exceptionnelle. Elle a en revanche compris ce qui ferait rêver ses lecteurs. Et c'est là toute sa force.
Des conseils pour avoir ses premiers lecteurs, khey ?
Le 11 novembre 2020 à 21:53:18 Pessimiste2018 a écrit :
Le 11 novembre 2020 à 12:15:39 ink-ray a écrit :
Le 11 novembre 2020 à 12:03:50 Komandir a écrit :
Au passage, question simple les kheys : en quoi expliquez-vous le succés d'Harry Potter ? (alors que c'est loin d'être de la grande littérature)La force d'Harry Potter ne repose pas sur la qualité de la plume, mais sur la construction du lore qui est finement menée.
J'en ai discuté avec des éditeurs le mois dernier, justement. Rowling a fait un truc inédit pour son époque : elle a gardé son lectorat au fil de sa saga en grandissant avec lui. Aujourd'hui, ça se voit de temps en temps mais à l'époque, elle était la première à le faire.
Elle a adapté son univers à son lectorat et les gamins qui ont dévoré HP à 11 ans sont ceux qui, à 18, ont attendu devant les librairies pour se procurer le dernier tome.
Rowling n'a pas une plume exceptionnelle. Elle a en revanche compris ce qui ferait rêver ses lecteurs. Et c'est là toute sa force.
Des conseils pour avoir ses premiers lecteurs, khey ?
Je te redirige vers celles et ceux qui ont percé sur Wattpad ou Scribay. Perso j'avais une communauté d'écriture qui me suivait parce que je l'avais créée, mais le gros de ma fanbase je l'a acquis au fil des publications 
Le 11 novembre 2020 à 21:58:32 ink-ray a écrit :
Le 11 novembre 2020 à 21:53:18 Pessimiste2018 a écrit :
Le 11 novembre 2020 à 12:15:39 ink-ray a écrit :
Le 11 novembre 2020 à 12:03:50 Komandir a écrit :
Au passage, question simple les kheys : en quoi expliquez-vous le succés d'Harry Potter ? (alors que c'est loin d'être de la grande littérature)La force d'Harry Potter ne repose pas sur la qualité de la plume, mais sur la construction du lore qui est finement menée.
J'en ai discuté avec des éditeurs le mois dernier, justement. Rowling a fait un truc inédit pour son époque : elle a gardé son lectorat au fil de sa saga en grandissant avec lui. Aujourd'hui, ça se voit de temps en temps mais à l'époque, elle était la première à le faire.
Elle a adapté son univers à son lectorat et les gamins qui ont dévoré HP à 11 ans sont ceux qui, à 18, ont attendu devant les librairies pour se procurer le dernier tome.
Rowling n'a pas une plume exceptionnelle. Elle a en revanche compris ce qui ferait rêver ses lecteurs. Et c'est là toute sa force.
Des conseils pour avoir ses premiers lecteurs, khey ?
Je te redirige vers celles et ceux qui ont percé sur Wattpad ou Scribay. Perso j'avais une communauté d'écriture qui me suivait parce que je l'avais créée, mais le gros de ma fanbase je l'a acquis au fil des publications
Tu publies une petite partie de chaque chapitre de ton histoire, c'est bien cela ?
Le 11 novembre 2020 à 12:19:51 ink-ray a écrit :
Le 11 novembre 2020 à 12:00:13 Darth_Golgoth a écrit :
Le 10 novembre 2020 à 18:50:46 ink-ray a écrit :
Le 10 novembre 2020 à 00:22:56 Darth_Golgoth a écrit :
Bonsoir, j'ai du mal à classer mon projet de roman dans un genre littéraire. Je m'explique :Ça se passe dans un monde médiéval qui se veut réaliste mais qui reste imaginaire ( pour éviter les contraintes géographiques et historiques. ) par contre il n'y a aucune trace de magie, d'elfes, de nains etc.
En vérité pour la question de la magie, je laisserai au lecteur se faire un avis si oui ou non la magie existe dans mon univers. Certains personnages y croient, d'autres non. Des événements peuvent s'expliquer logiquement ou magiquement. Il n'y aura pas de preuves pour affirmer ou infirmer l'une ou l'autre théorie.
Bref, j'imagine classer ça comme "médiéval imaginaire" je ne sais pas si ça existe
Si quelqu'un aurait un terme existant qui serait adéquat, je suis preneur. MerciJe pense que ton projet mes le doigt sur les écueils derrière cette obsession d'étiqueter et genrer tous les récits.
Pour moi, il vaut mieux mettre l'accent sur d'autres aspects de ton projet que son appartenance ou non au genre fantasy. Roman d'enquête (si j'ai bien compris) en contexte médiéval, ça suffit. Ça n'est pas toujours intéressant de classer les romans de manière arbitraire.
C'est un roman d'imaginaire médiéval pour moi. Pas forcément besoin d'hasarder plus.
Ok merci beaucoup ! C'est bien un roman d'enquête en contexte médiéval. Je pensais à la même chose que toi
Est-ce-que dire à une ME "C'est un roman d'imaginaire médiéval" et donc ne pas avoir de genre précis, ça peut me mettre des bâtons dans les roues pour me faire éditer ?
Je pense que tu peux gruger en disant que ça "emprunte des codes" du roman d'enquête et médiéval
D'accord, merci du conseille 
Je vais déjà commencer et finir ce livre avant d'envisager les problème liés à l'édition 
Le 11 novembre 2020 à 22:03:45 Pessimiste2018 a écrit :
Le 11 novembre 2020 à 21:58:32 ink-ray a écrit :
Le 11 novembre 2020 à 21:53:18 Pessimiste2018 a écrit :
Le 11 novembre 2020 à 12:15:39 ink-ray a écrit :
Le 11 novembre 2020 à 12:03:50 Komandir a écrit :
Au passage, question simple les kheys : en quoi expliquez-vous le succés d'Harry Potter ? (alors que c'est loin d'être de la grande littérature)La force d'Harry Potter ne repose pas sur la qualité de la plume, mais sur la construction du lore qui est finement menée.
J'en ai discuté avec des éditeurs le mois dernier, justement. Rowling a fait un truc inédit pour son époque : elle a gardé son lectorat au fil de sa saga en grandissant avec lui. Aujourd'hui, ça se voit de temps en temps mais à l'époque, elle était la première à le faire.
Elle a adapté son univers à son lectorat et les gamins qui ont dévoré HP à 11 ans sont ceux qui, à 18, ont attendu devant les librairies pour se procurer le dernier tome.
Rowling n'a pas une plume exceptionnelle. Elle a en revanche compris ce qui ferait rêver ses lecteurs. Et c'est là toute sa force.
Des conseils pour avoir ses premiers lecteurs, khey ?
Je te redirige vers celles et ceux qui ont percé sur Wattpad ou Scribay. Perso j'avais une communauté d'écriture qui me suivait parce que je l'avais créée, mais le gros de ma fanbase je l'a acquis au fil des publications
Tu publies une petite partie de chaque chapitre de ton histoire, c'est bien cela ?
Sur wattpad ? Oui tu suis un format épisodique 
Mais je suis pas spécialiste donc autant demander à ceux qui gèrent 
Le 11 novembre 2020 à 21:41:33 ink-ray a écrit :
Le 11 novembre 2020 à 16:52:13 Eruvande a écrit :
Le débat est de toute façon inutile. Pour moi ça a toujours été très simple. La plupart des gens bossent pour un boulot qu'ils aiment pas trente-cinq heures par semaine, souvent plus (en Espagne c'est quarante heures). Le boulot, c'est donc, en général, de la grosse merde.Du coup, que des gens soient rémunérés parce que ils font quelque chose qu'ils aiment, ça rend jaloux, envieux, et ça génère un sentiment d'injustice. Et ce sont des sentiments tout à fait normaux, d'ailleurs. Je dis pas que cela soit bien, je dis que c'est normal.
De là découlent, je pense, absolument tous les problèmes relatifs au débat que vous avez. Tant que taffer sera une merde sans nom pour la majorité du peuple, les travaux artistiques seront vus comme moins sérieux car trop "amusants"
.
Voilà-voilà
. C'était le commentaire optimiste de la soirée.
Je suis d'accord dans les grandes lignes avec ce que tu dis. Mais il y a plein de métiers "passion" qui sont épanouissant et fascinants dont on exige pas la gratuité. La médecine, par exemple. Beaucoup de toubibs sont passionnés par leur discipline, pourtant on exige pas d'eux des consultations gratuites
Tu as raison, mais c'est aussi un peu pour cela que je parle de travaux artistiques. C'est un problème lié à l'art parce que l'art est ce que l'on associe à la passion. Je pense que les métiers artistiques sont les seuls qui comportent 100% de passionés.
Parce que même si la médecine est en général exercée par des passionnés, c'est pas le cas de tout le monde. Tiens, je connais au moins une personne qui a étudié et réussit brillament les études de médecine sans apprécier ce métier. Une surdouée. Elle avait choisit ces études pour s'assurer un taf bien payé, au cas où elle s'en sortiraitt pas avec ce qu'elle voulait vraiment faire (TIENS, ÇA ME RAPELLE QUELQU'UN
). Ah oui, ce qu'elle voulait vraiment faire, c'est la physique
. Quand je vous disais que c'était une surdouée. Mais bref, tout ça pour dire que c'est la médecine ne vas pas forcément être exercée par un passionné.
Par contre, si tu es un artiste qui prétend vivre de ton art... sans être passioné... ben t'es vraiment... vraiment zarbi
(mais certainement très intéressant à étudier
)
Le 11 novembre 2020 à 21:41:33 ink-ray a écrit :
Idem pour beaucoup de métiers de l'artisanat. J'ai une connaissance qui souffle du verre, je crois pas qu'on lui ait déjà demandé une oeuvre gratuite
L'artisanat, c'est un peu à part. La ligne qui sépare artisanat d'art est très très faible, mais traditionellement, les métiers qui décrochent le titre d'artisanat sont vu comme plus "sérieux". Je pense que c'est parce que l'artisanat bénéficie d'une sorte d'aura de "savoir-faire de métiers ancestraux".
Le 11 novembre 2020 à 21:41:33 ink-ray a écrit :
Parce que certains ont tendance à l'oublier, mais écrire (ou dessiner, créer, qu'importe) ça réclame du taf. Et c'est loin d'être facile
T'inquiète, pour mon cas, tu prêches une convaincue
.
Le 11 novembre 2020 à 22:22:41 Eruvande a écrit :
Le 11 novembre 2020 à 21:41:33 ink-ray a écrit :
Le 11 novembre 2020 à 16:52:13 Eruvande a écrit :
Le débat est de toute façon inutile. Pour moi ça a toujours été très simple. La plupart des gens bossent pour un boulot qu'ils aiment pas trente-cinq heures par semaine, souvent plus (en Espagne c'est quarante heures). Le boulot, c'est donc, en général, de la grosse merde.Du coup, que des gens soient rémunérés parce que ils font quelque chose qu'ils aiment, ça rend jaloux, envieux, et ça génère un sentiment d'injustice. Et ce sont des sentiments tout à fait normaux, d'ailleurs. Je dis pas que cela soit bien, je dis que c'est normal.
De là découlent, je pense, absolument tous les problèmes relatifs au débat que vous avez. Tant que taffer sera une merde sans nom pour la majorité du peuple, les travaux artistiques seront vus comme moins sérieux car trop "amusants"
.
Voilà-voilà
. C'était le commentaire optimiste de la soirée.
Je suis d'accord dans les grandes lignes avec ce que tu dis. Mais il y a plein de métiers "passion" qui sont épanouissant et fascinants dont on exige pas la gratuité. La médecine, par exemple. Beaucoup de toubibs sont passionnés par leur discipline, pourtant on exige pas d'eux des consultations gratuites
Tu as raison, mais c'est aussi un peu pour cela que je parle de travaux artistiques. C'est un problème lié à l'art parce que l'art est ce que l'on associe à la passion. Je pense que les métiers artistiques sont les seuls qui comportent 100% de passionés.
Je suis assez d'accord avec ça 
Parce que même si la médecine est en général exercée par des passionnés, c'est pas le cas de tout le monde. Tiens, je connais au moins une personne qui a étudié et réussit brillament les études de médecine sans apprécier ce métier. Une surdouée. Elle avait choisit ces études pour s'assurer un taf bien payé, au cas où elle s'en sortiraitt pas avec ce qu'elle voulait vraiment faire (TIENS, ÇA ME RAPELLE QUELQU'UN
). Ah oui, ce qu'elle voulait vraiment faire, c'est la physique
. Quand je vous disais que c'était une surdouée. Mais bref, tout ça pour dire que c'est la médecine ne vas pas forcément être exercée par un passionné.
Je vois pas de qui tu parles )_.gif)
Blague à part, j'ai longtemps eu l'impression que cette étiquette (légitime ou pas d'ailleurs) de "surdoué" constituait plus un frein qu'autre chose. Ça m'arrive souvent quand je parle de mes deux métiers qu'on me fasse remarquer que je suis un sacré intello ou un "surdoué". Et c'était encore pire quand j'étais un nabot de 13 ans qui publiait 
Parfois, tu te retrouves pendu à cette étiquette avec la nécessité de faire honneur à ton potentiel. Mais je digresse 
Juste : ce qui passe pour des facilités arrogantes en façade cache parfois des difficultés singulières et assez embarrassantes, qui éclatent juste moins au grand jour 
(C'était une petite parenthèse parce que je discutais justement de ça avec un de mes patients
)
Par contre, si tu es un artiste qui prétend vivre de ton art... sans être passioné... ben t'es vraiment... vraiment zarbi
(mais certainement très intéressant à étudier
)
Ça, ça n'arrive quasiment jamais. Parce que c'est une galère telle de dégager des revenus avec son art que si c'est le pognon qui t'intéresse plus que la discipline elle-même, t'as plus vite fait de gagner ta thune en tant que serveur ou technicien de surface 
Le 11 novembre 2020 à 21:41:33 ink-ray a écrit :
Idem pour beaucoup de métiers de l'artisanat. J'ai une connaissance qui souffle du verre, je crois pas qu'on lui ait déjà demandé une oeuvre gratuiteL'artisanat, c'est un peu à part. La ligne qui sépare artisanat d'art est très très faible, mais traditionellement, les métiers qui décrochent le titre d'artisanat sont vu comme plus "sérieux". Je pense que c'est parce que l'artisanat bénéficie d'une sorte d'aura de "savoir-faire de métiers ancestraux".
C'est vrai, mais du coup c'est cette tradition qu'il faut questionner 
Le 11 novembre 2020 à 22:31:12 InVitroNocebo a écrit :
Qui déjà publié ici ?
Moi et je ne suis pas le seul 
Ou vécu d'une quelconque manière de son écriture ?
Actuellement je vis à environ 30% de l'écriture et je compte arriver à 100% d'ici cinq ans 
J'écris depuis toujours. De façon très éclatée, chaotique, et en manque terrible d'auto-discipline. Je n'ai commencé à faire lire qu'assez récemment néanmoins, sauf exception avec la lecture d'un de mes scénarios à un réalisateur.
Je n'ai jamais terminé un projet -j'imagine que c'est banal-. L'écriture me fait souffrir ou me met dans un état de transe que le restant de la création ne me procure pas. Je n'y prends presque jamais de plaisir.
Néanmoins, je pense avoir un petit cachet, un style, quelque chose à dire. C'est les retours qu'on me fait, même si j'ai du mal à y donner du crédit.
Pour ceux qui publient/vivent de l'écriture, qu'est-ce que vous écrivez ? Qu'est-ce qui marche ?
Le 11 novembre 2020 à 22:35:37 InVitroNocebo a écrit :
J'écris depuis toujours. De façon très éclatée, chaotique, et en manque terrible d'auto-discipline. Je n'ai commencé à faire lire qu'assez récemment néanmoins, sauf exception avec la lecture d'un de mes scénarios à un réalisateur.Je n'ai jamais terminé un projet -j'imagine que c'est banal-. L'écriture me fait souffrir ou me met dans un état de transe que le restant de la création ne me procure pas. Je n'y prends presque jamais de plaisir.
Est-ce que ce manque d'auto-discipline te frustre ? Est-ce que c'est une situation que tu aimerais changer ou c'est le rapport que tu souhaites avoir avec ton art ?
Néanmoins, je pense avoir un petit cachet, un style, quelque chose à dire. C'est les retours qu'on me fait, même si j'ai du mal à y donner du crédit.
Pour ceux qui publient/vivent de l'écriture, qu'est-ce que vous écrivez ? Qu'est-ce qui marche ?
J'écris de tout. Des romans, des nouvelles, pour les jeunes et les moins jeunes, du thriller, de la SF, de la littérature plus réaliste, du post-apocalyptique, du surnaturel...
Il n'y a pas vraiment de règle pour décréter ce qui marche ou non. C'est ton éditeur qui fait marcher le livre. On est bien sûr jamais à l'abri d'un flop ou d'un succès surprise, mais il y a une énorme corrélation entre tes ventes et ton éditeur. Qu'importe le genre.
Le 11 novembre 2020 à 22:45:11 ink-ray
Est-ce que ce manque d'auto-discipline te frustre ? Est-ce que c'est une situation que tu aimerais changer ou c'est le rapport que tu souhaites avoir avec ton art ?
Oh, plus que tout. Il y a toujours un moment où ce que je fais me dépasse ou se retourne contre moi. Ecrire, c'est comme aller à la cage aux fauves. Je suis marqué par une volonté d'auto-destruction assez forte. Je ne sais pas me détacher vraiment de moi non plus, mettre un écart marqué entre ma chair, ce que j'ai vécu, ce qui m'a marché dessus, et l'oeuvre. Même dans la fiction.
Je ne cherche pas spécialement à marcher. Ou du moins, je ne m'adapterai jamais à une demande. Mais je sais que ce que j'écris n'est pas vraiment mercantile, c'est hermétique et nauséeux. Par exemple, le travail le plus conséquent et cohérent que j'ai fais jusque là, c'est un journal sur mes prises de drogue. Il a plus ou moins de succès, mais je ne sais pas si quelqu'un débourserait le moindre centime pour.
Quand j'écris à la première personne, ce qui me frustre, c'est les maladresses et les mots qui boîtent. Je n'ai pas la force de venir dégraisser les textes, d'ôter les tumeurs. Je sais ce qu'il faudrait faire, mais je n'y arrive pas.
Quand j'écris une fiction, ce qui me frustre, c'est ces caillots de sang qui se forment toujours à mi-chemin. Il y a systématiquement un endroit où je ne peux plus franchir la suite. Je termine par abandonner.
Ou alors, je massacre les premières entrées, et je m'enferme dans une genre de spirale de mépris auto-destructrice. Me relire est insupportable, je m'en veux et je m'agresse. Alors que souvent, c'est bien ou passable. J'ai toujours des réactions amplifiées.
Je ne sais pas si ça te le fais, cette sensation gluante quand tu te relis. De se sentir mauvais
Le 11 novembre 2020 à 22:55:07 InVitroNocebo a écrit :
Le 11 novembre 2020 à 22:45:11 ink-ray
Est-ce que ce manque d'auto-discipline te frustre ? Est-ce que c'est une situation que tu aimerais changer ou c'est le rapport que tu souhaites avoir avec ton art ?Oh, plus que tout. Il y a toujours un moment où ce que je fais me dépasse ou se retourne contre moi. Ecrire, c'est comme aller à la cage aux fauves. Je suis marqué par une volonté d'auto-destruction assez forte. Je ne sais pas me détacher vraiment de moi non plus, mettre un écart marqué entre ma chair, ce que j'ai vécu, ce qui m'a marché dessus, et l'oeuvre. Même dans la fiction.
Je ne cherche pas spécialement à marcher. Ou du moins, je ne m'adapterai jamais à une demande. Mais je sais que ce que j'écris n'est pas vraiment mercantile, c'est hermétique et nauséeux. Par exemple, le travail le plus conséquent et cohérent que j'ai fais jusque là, c'est un journal sur mes prises de drogue. Il a plus ou moins de succès, mais je ne sais pas si quelqu'un débourserait le moindre centime pour.
Quand j'écris à la première personne, ce qui me frustre, c'est les maladresses et les mots qui boîtent. Je n'ai pas la force de venir dégraisser les textes, d'ôter les tumeurs. Je sais ce qu'il faudrait faire, mais je n'y arrive pas.
Quand j'écris une fiction, ce qui me frustre, c'est ces caillots de sang qui se forment toujours à mi-chemin. Il y a systématiquement un endroit où je ne peux plus franchir la suite. Je termine par abandonner.
Ou alors, je massacre les premières entrées, et je m'enferme dans une genre de spirale de mépris auto-destructrice. Me relire est insupportable, je m'en veux et je m'agresse. Alors que souvent, c'est bien ou passable. J'ai toujours des réactions amplifiées.Je ne sais pas si ça te le fais, cette sensation gluante quand tu te relis. De se sentir mauvais
On pourra en discuter plus en détail si tu veux mais je ne suis sûrement pas le plus calé pour te répondre. Je ne me sens jamais mauvais quand j'écris. Non pas que je sois particulièrement talentueux, mais je ne porte jamais de jugement de valeur sur ce que je ponds.
J'écris ce qui me fait plaisir, si ça ne me fait pas jouir, ça n'arrive jamais sur la page. Je prends tellement mon pied en rédigeant que je me fiche, au final, que ce soit objectivement bon ou non. Tant que ça me plaît et tant que ça transporte mes lecteurs, je suis heureux. 
Le 11 novembre 2020 à 23:03:52 InVitroNocebo a écrit :
Comment t'es arrivé à vendre un truc ?
J'ai commencé à éditer très jeune. Parce que j'ai toujours rêvé de devenir auteur pro.
A quel rythme t'écris quotidiennement ?
J'écris entre 2h et 10h par jour. Y compris les week-ends. J'ai un autre job à côté qui me bouffe pas mal de temps, mais même quand je fais du 8h-19h je me débrouille pour écrire un peu.
Parfois j'écris rien pendant ces heures et je réfléchis, construis, corrigé et façonne des univers dans ma tête. D'autres fois je trace et ponds 15 pages dans la journée. Y a pas de règle. 
Le 11 novembre 2020 à 22:29:15 ink-ray a écrit :
Je vois pas de qui tu parles
Blague à part, j'ai longtemps eu l'impression que cette étiquette (légitime ou pas d'ailleurs) de "surdoué" constituait plus un frein qu'autre chose. Ça m'arrive souvent quand je parle de mes deux métiers qu'on me fasse remarquer que je suis un sacré intello ou un "surdoué". Et c'était encore pire quand j'étais un nabot de 13 ans qui publiait
Parfois, tu te retrouves pendu à cette étiquette avec la nécessité de faire honneur à ton potentiel. Mais je digresse
Juste : ce qui passe pour des facilités arrogantes en façade cache parfois des difficultés singulières et assez embarrassantes, qui éclatent juste moins au grand jour
(C'était une petite parenthèse parce que je discutais justement de ça avec un de mes patients
)
Ah, je ne savais pas que cela te touchais de près.
La personne dont je parle a été diagnostiquée comme surdouée et elle me l'a dit. Je sais que le mot "surdoué" désigne une réalité. Je dis pas ça pour charier.
Et je sais aussi que les surdoués peuvent souffrir. La fille dont je parle a souffert de dépression et de truc du genre. Je pense que c'est malheureusement assez courant. Une intelligence supérieure à la moyenne apporte souvent son lot de soucis.
Ceci dit, je comprends ta parenthèse
. Les problèmes psychiatriques, psychologiques et neurologiques sont encore très méconnus et peu prix au sérieux.
Le 11 novembre 2020 à 23:08:42 ink-ray a écrit :
Le 11 novembre 2020 à 23:03:52 InVitroNocebo a écrit :
Comment t'es arrivé à vendre un truc ?J'ai commencé à éditer très jeune. Parce que j'ai toujours rêvé de devenir auteur pro.
A quel rythme t'écris quotidiennement ?
J'écris entre 2h et 10h par jour. Y compris les week-ends. J'ai un autre job à côté qui me bouffe pas mal de temps, mais même quand je fais du 8h-19h je me débrouille pour écrire un peu.
Parfois j'écris rien pendant ces heures et je réfléchis, construis, corrigé et façonne des univers dans ma tête. D'autres fois je trace et ponds 15 pages dans la journée. Y a pas de règle.
Ah ouais.
Le 11 novembre 2020 à 23:13:45 InVitroNocebo a écrit :
Le 11 novembre 2020 à 23:08:42 ink-ray a écrit :
Le 11 novembre 2020 à 23:03:52 InVitroNocebo a écrit :
Comment t'es arrivé à vendre un truc ?J'ai commencé à éditer très jeune. Parce que j'ai toujours rêvé de devenir auteur pro.
A quel rythme t'écris quotidiennement ?
J'écris entre 2h et 10h par jour. Y compris les week-ends. J'ai un autre job à côté qui me bouffe pas mal de temps, mais même quand je fais du 8h-19h je me débrouille pour écrire un peu.
Parfois j'écris rien pendant ces heures et je réfléchis, construis, corrigé et façonne des univers dans ma tête. D'autres fois je trace et ponds 15 pages dans la journée. Y a pas de règle.
Ah ouais.
Mais y a aucune règle comme j'ai dit. J'ai plein de collègues auteurs qui prennent plus leur temps. D'autres encore plus acharnés que moi. 
Ce que font les autres ne devrait pas conditionner le rapport que t'as à ton écriture. 
Afficher uniquement les messages de l'auteur du topic