Topic de Dornalai3 :

La puissance du nationalisme intégral Maurrassien

Ca fait limite mal à la tête, comment c'est possible d'avoir à ce point raison sur tout https://image.noelshack.com/fichiers/2016/30/1469541956-risitas197.png
Ce mec devait avoir 180 de QI https://image.noelshack.com/fichiers/2016/30/1469541956-risitas197.png

Le 19 décembre 2016 à 18:57:48 Dornalai3 a écrit :
Dissertation de Maurras à 14 ans http://maurras.net/textes/33.html https://image.noelshack.com/fichiers/2016/39/1475401891-valls2.gif

ah ok le génie littéraire

Maurras qui débarque en 2016 et qui fait une crise cardiaque en voyant la France Insoumise de Mélenchon https://image.noelshack.com/fichiers/2016/30/1469541958-risitas201.png

Le 19 décembre 2016 à 19:04:12 ClubDesJacobins a écrit :
Je lui préfère Barrès :o))

On défend pas le même pays
Tu défends la République
Je défends la France :o))

Le 19 décembre 2016 à 19:05:58 Dornalai3 a écrit :

Le 19 décembre 2016 à 19:04:12 ClubDesJacobins a écrit :
Je lui préfère Barrès :o))

On défend pas le même pays
Tu défends la République
Je défends la France :o))

Je comprends tout à fait ce que tu dis et à certains égards, c'est vrai :o))
Seulement je considère que la République ne peut exister sans la France :o))
Ajoute à ça que je suis réellement francophile, j'aime tout ce qui a rapport à la France :o))
Au final, je suis prêt à lâcher la République pour assurer le salut de mon si beau pays :o))

Seulement je considère que la République ne peut exister sans la France :o))

Pour le coup je suis d'accord, sans France, pas d'Anti-France, et donc pas de République :o))

Pour le reste je veux bien te croire il y a pas de soucis :oui:

Le 19 décembre 2016 à 19:48:16 Dornalai3 a écrit :

Seulement je considère que la République ne peut exister sans la France :o))

Pour le coup je suis d'accord, sans France, pas d'Anti-France, et donc pas de République :o))

Pour le reste je veux bien te croire il y a pas de soucis :oui:

Anti-France, anti-France, ce n'est pas très flatteur :o))
La République modernise le pays, là où le catholicisme l'étreignait d'une vielle procession, de coutumes surannées :o))
Il y a fort à parier que sans la République, la France aurait échoué à s'industrialiser et à tenir tête aux puissances protestantes d'Europe et d'ailleurs :o))

J'ai cru comprendre que c'était un écrivain du coup quelles sont ses meilleurs oeuvres ?

Le 19 décembre 2016 à 19:57:36 ClubDesJacobins a écrit :

Le 19 décembre 2016 à 19:48:16 Dornalai3 a écrit :

Seulement je considère que la République ne peut exister sans la France :o))

Pour le coup je suis d'accord, sans France, pas d'Anti-France, et donc pas de République :o))

Pour le reste je veux bien te croire il y a pas de soucis :oui:

Anti-France, anti-France, ce n'est pas très flatteur :o))
La République modernise le pays, là où le catholicisme l'étreignait d'une vielle procession, de coutumes surannées :o))
Il y a fort à parier que sans la République, la France aurait échoué à s'industrialiser et à tenir tête aux puissances protestantes d'Europe et d'ailleurs :o))

Avant de se dire patriote et vouloir défendre la culture française, il faut déjà comprendre ce qu'est la France.
Avant la France il y avait sur le territoire plusieurs tribus (gauloises celtes occitanes etc) païennes et plus ou moins en conflits entre elles.
La France est née de l'union de ces tribus, unis autour du Roi et de la chrétienté.
C'est un fait, pas d'union autour de ces 2 piliers, pas de France.
Cracher sur l'un ou l'autre, c'est donc cracher sur la France.

La République a guillotiné la monarchie et détruit le catholicisme.
On ne peut pas se dire patriote français et républicain pro laïcs, c'est un non sens total.
Tu peux être patriote républicain tu fais ce que tu veux, mais tu es l'anti-France.

Ca répond en parti à la question pourquoi la République n'a JAMAIS marchée en France, ça a toujours été un désastre, et ça l'est toujours.
Enfin si, la seule fois où la République a marché, c'est quand elle a été piloté par un Royaliste Maurrassien (De Gaulle), le comble.

Si t'as pas la motivation de lire les écrits compliqués de Maurras, va voir les vidéos d'Adrien Abauzit sur l'Anti-France.

Le 19 décembre 2016 à 20:01:46 BASTIANOOOOOOO a écrit :
J'ai cru comprendre que c'était un écrivain du coup quelles sont ses meilleurs oeuvres ?

Toutes
Mais tu peux lire Mes idées politiques et Le chaos et l'ordre

Le 19 décembre 2016 à 22:17:38 Dornalai3 a écrit :

Le 19 décembre 2016 à 19:57:36 ClubDesJacobins a écrit :

Le 19 décembre 2016 à 19:48:16 Dornalai3 a écrit :

Seulement je considère que la République ne peut exister sans la France :o))

Pour le coup je suis d'accord, sans France, pas d'Anti-France, et donc pas de République :o))

Pour le reste je veux bien te croire il y a pas de soucis :oui:

Anti-France, anti-France, ce n'est pas très flatteur :o))
La République modernise le pays, là où le catholicisme l'étreignait d'une vielle procession, de coutumes surannées :o))
Il y a fort à parier que sans la République, la France aurait échoué à s'industrialiser et à tenir tête aux puissances protestantes d'Europe et d'ailleurs :o))

Avant de se dire patriote et vouloir défendre la culture française, il faut déjà comprendre ce qu'est la France.
Avant la France il y avait sur le territoire plusieurs tribus (gauloises celtes occitanes etc) païennes et plus ou moins en conflits entre elles.
La France est née de l'union de ces tribus, unis autour du Roi et de la chrétienté.
C'est un fait, pas d'union autour de ces 2 piliers, pas de France.
Cracher sur l'un ou l'autre, c'est donc cracher sur la France.

La République a guillotiné la monarchie et détruit le catholicisme.
On ne peut pas se dire patriote français et républicain pro laïcs, c'est un non sens total.
Tu peux être patriote républicain tu fais ce que tu veux, mais tu es l'anti-France.

Ca répond en parti à la question pourquoi la République n'a JAMAIS marchée en France, ça a toujours été un désastre, et ça l'est toujours.
Enfin si, la seule fois où la République a marché, c'est quand elle a été piloté par un Royaliste Maurrassien (De Gaulle), le comble.

Si t'as pas la motivation de lire les écrits compliqués de Maurras, va voir les vidéos d'Adrien Abauzit sur l'Anti-France.

Je n'ai pas la prétention de défendre une culture aussi riche et sans pareille :o))

C'est un raccourci qui ne te fait pas honneur. La France n'est pas qu'un roi ni qu'un Dieu. Permets-moi d'abord de distinguer deux Républiques; celle de Mirabeau, très antichrétienne, et celle de Robespierre, beaucoup plus complaisante.
Je vois la République comme l'aboutissement de la scolastique, matière instiguée par Saint Anselme. Sa définition tient en une citation "fides quaerens intellectum" qui veut dire "la foi cherchant l'intelligence".
La République et ses idées, la laïcité, la sécularisation, le temporel qui prend le pas sur le spirituel (de la célèbre phrase du Christ, rendez à César ce qui est à César, et ce qui est à Dieu à Dieu) sont l'essence même du christianisme. C'est le catholicisme qui a enfanté du jacobinisme, un régime très central qui est un calque du Vatican, et in fine de la République. Marianne est la fille illégitime du Christ.
En ça, la République de Robespierre s'accommode parfaitement à la France et à la foi catholique qu'elle ne renie pas mais qu'elle tempère. L'intelligence dans la foi en somme.

Je ne vois pas en quoi la République n'a pas marché en France. Sur un plan purement pragmatique, de toutes les nations catholiques, c'est la France qui s'en sort le mieux. Pourquoi ? Parce qu'elle a réussi à mettre de côté les travers du catholicisme pour s'approprier certaines vertus du protestantisme. Il y a avait quelque chose de très anglophile dans la Révolution.

De Gaulle venait d'une famille royaliste mais ne l'était pas lui-même. Il aurait très bien pu faire revenir un roi sur le trône de France à la Libération. Il avait même la personne idéale pour ce faire, le comte de Paris. Alors peut-être ne l'a-t-il pas fait par ambition personnelle, mais le fait est qu'il s'y est refusé. C'est un comportement étrange pour un supposé royaliste! :o))

J'ai commencé la lecture de l'Histoire de France de Bainville qui est un témoignage fantastique, d'une espérance rafraîchissante, et d'une lucidité sans pareille mesure :o))

La laïcité n'est en réalité qu'un anti-catholicisme, les républicains (comprendre "l'alliance bourgeoise franc-maçonne) ont d'abord voulu détruire le catholicisme en le remplaçant par le protestantisme, comme tu le dis la révolution est très anglophile, l'Angleterre étant notre ennemi naturelle, la "Perfide Albion", tu confirmes toi même l'essence anti-française de cette révolution.
Voyant que le protestantisme ne s'implantera pas en France, car cette religion est en totale opposition avec l'esprit français, leur stratégie a changé et ils ont réussi avec la mise en place de la laïcité, ils ont été très subtil je dois l'avouer.
Comme le dit à raison Vincent Peillon, la laïcité est une religion, donc l'UNIQUE but, est la destruction du catholicisme.
Si Maurras l'agnostique était pour un retour à un catholicisme d'Etat, c'est qu'il devait bien y avoir une raison...

Quant à De Gaulle je te laisse quelques citations
"Ce qu'il faudrait à ce pays, c'est un roi"
"Maurras avait tellement raison qu'il en est devenu fou"
L'idée d'un retour à la monarchie avec la mise en place du Comte de Paris sur le trône était plus ou moins prévu, mais elle n'a pas aboutit, le plus grande erreur de De Gaulle.

L'histoire de France de Bainville est le meilleur livre que j'ai lu sur l'histoire de France, j'espère qu'il entrainera quelques prises de consciences chez toi.

Le 19 décembre 2016 à 23:08:28 Dornalai3 a écrit :
La laïcité n'est en réalité qu'un anti-catholicisme, les républicains (comprendre "l'alliance bourgeoise franc-maçonne) ont d'abord voulu détruire le catholicisme en le remplaçant par le protestantisme, comme tu le dis la révolution est très anglophile, l'Angleterre étant notre ennemi naturelle, la "Perfide Albion", tu confirmes toi même l'essence anti-française de cette révolution.
Voyant que le protestantisme ne s'implantera pas en France, car cette religion est en totale opposition avec l'esprit français, leur stratégie a changé et ils ont réussi avec la mise en place de la laïcité, ils ont été très subtil je dois l'avouer.
Comme le dit à raison Vincent Peillon, la laïcité est une religion, donc l'UNIQUE but, est la destruction du catholicisme.
Si Maurras l'agnostique était pour un retour à un catholicisme d'Etat, c'est qu'il devait bien y avoir une raison...

Quant à De Gaulle je te laisse quelques citations
"Ce qu'il faudrait à ce pays, c'est un roi"
"Maurras avait tellement raison qu'il en est devenu fou"
L'idée d'un retour à la monarchie avec la mise en place du Comte de Paris sur le trône était plus ou moins prévu, mais elle n'a pas aboutit, le plus grande erreur de De Gaulle.

L'histoire de France de Bainville est le meilleur livre que j'ai lu sur l'histoire de France, j'espère qu'il entrainera quelques prises de consciences chez toi.

Les rangs de la République comptaient quelques catholiques convaincus. La Révolution n'a pas ourdi la disparition du catholicisme en France ni cultivé l'ambition de le remplacer par le protestantisme.
Ce qui l'intéressait particulièrement dans le protestantisme, c'est son absence de manifestation réelle. Pas de tradition, pas de temporel, seulement la foi. La République s'est employée à défaire la France de la vieille tradition catholique qui étreignait le réel. Elle n'a pas voulu étouffer notre foi.

Tu peux citer Peillon à l'envie qui est davantage un prêtre républicain qu'un homme politique, je te le concède bien volontiers, mais sa pensée aussi travaillée et fournie soit-elle ne constitue pas à elle seule celle de la République. Il y a autant de République que d'individus. Chacun travaille la sienne et lui accorde les valeurs qu'il estime fondamentales. Mais quand on parle de la République, on parle d'un creuset culturel et d'aspirations politiques communs: ceux que l'on partage avec le Sénat romain.

Quand la République s'attaque au catholicisme, ce n'est pas une fin, seulement un moyen.

Tu peux ne peux pas résumer la pensée gaullienne avec deux citations. On peut parler d'un roi sans désigner celui de l'ancien régime, issu d'une dynastie, et qui règne de manière absolue sur son royaume.
La Vème est une monarchie républicaine par exemple dont le président peut être assimilé à un roi.

Il faut avant tout clarifier les choses et les différentes doctrines. Le royalisme est souvent comparé ou amalgamé à tort avec la doctrine fasciste de Benito Mussolini. Quelles sont les différences? Pour pouvoir marcher droit il faut d'abord penser clair. Les partisans de l'Action française pensent que sans doctrine il n'y a pas d'action efficace. Le fascisme est à l'heure actuel le terme politique le plus galvaudé qui soit. Il faut donc le définir de façon précise. Pour commencer il existe 2 sources de confusion. La première est extérieure et vient des adversaires politiques du royalisme, nationalisme voire du souverainisme. La source intérieure vient de certains nationalistes notamment sympathisants, qui par leurs comportements, vont essayer de confirmer au public l'amalgame existant entre les 2 doctrines. Pour ce qui est de la source extérieur, cela commence le 6 février 1934 lorsque la gauche socialo communiste adopte la stratégie de Moscou. Cette stratégie est simple puisqu'elle consiste à qualifier de fascistes tous les mouvements s'opposant au marxisme d'une manière ou d'une autre. A partir de cette date, ils ont commencé à parler de coup d'état fasciste, ce qui n'était pas le cas. Je renvoie d'ailleurs à ce sujet aux travaux de Pierre Milza qui lui même ne croit pas du tout à la thèse du coup d'état fasciste. Et cette idée là se double d'une école historique incarnée par Ernst Nolte qui considère que l'Action française avait fondé une sorte de pré fascisme dans les années 1910 et 1920, ce qui est une surinterprétation. Cela a été repris par Zeez Sternhell et par d'autres en France notamment BHL. Il y a 3 éléments qui favorisent à leurs yeux cet amalgame. Il y a le cercle Proudhon, qui était un cercle à la fois ouvert aux royalistes et aux syndicalistes révolutionnaires qui a duré de 1912 à 1914. Pour Sternhell et Nolte c'est déjà la preuve que ce concept de ni droite ni gauche existe déjà et va aboutir au fascisme en Italie.
Il faut savoir que cette expérience a été un échec et que ce cercle était vu par certains comme une machine à fabriquer des royalistes en siphonnant les révolutionnaire ce qui a été un échec car très peu de syndicalistes révolutionnaires ont participé à ce cercle. Mais le truc c'est que cela ne corrobore pas la théorie selon laquelle Maurras était un fasciste. D'ailleurs Maurras était peu intéressé par ce cercle. Ensuite il y a la question du racisme et l'antisémitisme. Là on est vraiment dans la malhonnêteté intellectuelle car ces 2 notions étaient en fait 2 marqueurs quasi universels dans la vie politique. C'est un marqueur à gauche comme à droite. Je pense ne pas avoir besoin de citer Voltaire sur les juifs, Proudhon sur les juifs ou encore sur d'autres communautés. Je ne parle même pas ce que Luc Ferry a dit sur les soit disantes " races inférieures ". Surtout dans le fascisme et le nationalisme intégral, l'antisémitisme ne renvoie pas au même contenu politique et en plus de cela il y a ce rejet du racisme du côté de l'Action française. Auguste Comte est d'ailleurs un des premiers à avoir critiquer le réductionnisme biologique, en gros cette idée selon laquelle on peut expliquer l'histoire du monde et l'organisation des sociétés simplement par la race. Maurras lui même avait critiqué cette pensée. Pour ce qui est de l'antisémitisme historique, il y a l'antisémitisme maurrassien qui est essentiellement un antisémitisme politique, d'état. Il parlait de groupes d'intérêts qui mettaient les intérêts de la communauté juive avant les intérêts de la France
Chez le nazisme il y a un antisémisme de nature racial qui s'est traduit dès les origines du nazisme. Cet antisémitisme était exterminationniste et voyait les juifs comme un ennemi héréditaire de l'Aryen, de l'Allemand. Du côté du fascisme, il y a eu un antisémitisme mais qui s'est traduit à la fin notamment avec l'arrivée des Allemands. Il y a certes eu des écrivains de l'Action française dans les années 1930 qui ont été séduits par le fascisme notamment Brasillach, Rebatet, Rochelle ou Maurice Bardèche. Cela a pu servir de base à cette accusation et à ce confusionnisme ambiant qui règne aujourd'hui. Il y a aussi des gens qui font l'équation simpliste qui consiste à se dire que puisque le système est antifasciste, il faudrait être fasciste pour être anti système sans même savoir vraiment ce qu'est le fascisme. Et finalement cela ne fait qu'alimenter cette confusion.

Du coup qu'est ce que le fascisme? De quoi parle-on? A l'origine c'était le régime de Mussolini. Ce terme a finit par s'appliquer à tort ou à raison d'ailleurs à toutes les nations présentant un enclin fort à l'étatisme et à l'exaltation de la nation. Même le régime franquiste est parfois défini comme fasciste alors qu'en réalité, ce sont des régimes qui n'ont pas prôné un homme nouveau. Et cette idée de l'homme nouveau est une caractéristique importante du fascisme. Tous les régimes autoritaires sud américains ont fini par être également désignés comme étant fascistes. Dans une ambiance de guerre civile en Italie, les arditi d'Annunzio sont formées et ils se réapproprient le symbole du faisceau qui était un symbole de souveraineté de la République romaine. La République française a d'ailleurs conservé le faisceau comme symbole de souveraineté. Ensuite pour revenir à l'italie, le parti devient le parti national fasciste en 1921 et se lance dans des actions violentes dans le cadre de la lutte face aux socialo marxistes. Ils ont donc entretenu une certaine agitation avant de faire une démonstration de force en octobre 1922 lors de la fameuse marche sur Rome suite à laquelle le roi Victor Emmanuel III, roi d'Italie, appelle Mussolini pour faire un gouvernement de coalition. A ce moment là le fascisme s'installe progressivement. " Le siècle de 1914 " présente des analyses intéressantes d'ailleurs sur le fascisme. Le fascisme porte en lui un paradoxe dans le sens qu'il est à la fois réaction et révolution. Réaction national syndicaliste et autoritaire contre le traité de 1919 considéré comme injuste même si l'Italie se trouvait dans le camp des vainqueurs. Réaction étatique contre ce qui était vu comme un affaiblissement de l'Etat. Réaction autoritaire face à l'agitation des communistes. Aussi, réaction pour un régime fort devant aboutir à un homme nouveau. C'est notamment dans ce dernier point qu'il y a une différence majeure avec l'Action française.
Ensuite le fascisme est une doctrine révolutionnaire ce qui n'est pas le cas de l'Action française. Ensuite, la place de l'état ainsi que la notion d'ordre dans ces 2 doctrines sont différentes. Et les modes d'actions politiques sont différences également. Il faut savoir que la révolution de 1789 en France a un héritage beaucoup plus vaste que la République française ou que le seul libéralisme à la française. Bien des idéologies ont pris leur racine dans cette révolution. Le point commun pour ces idéologies est la création d'un homme nouveau. Cela peut être la création du bon homme fasciste pour le fascisme. Cela peut être l'aryen supérieur pour le nazisme. Cela peut être l'homo soviéticus pour l'URSS ou le marxisme léninisme en général. Ou enfin le bon citoyen droit de l'hommiste pour la République libérale à la française voire à l'anglaise. A partir de 1789, la politique ne cristallise plus ls rapports de force et d'intérêt comme auparavant, mais des idéologies et des mythes. Avec le recul de l'emprise religieuse sur les sociétés, les mythes comblent l'espace laissé vacant. Notamment le mythe de l'homme nouveau. Et le fascisme mobilise ce genre de mythes. Mussolini lui même disait ceci : " Nous avons créé notre mythe. Le mythe est une foi, une passion. Il n'est pas nécessaire qu'il soit une réalité. C'est une réalité par le fait que c'est un cri, un espérance, une foi, un courage. " On a tout l'aspect romantique et fantasmagorique du fascisme. Maurras lui voulait partir du réel pour en tirer des leçons et des lois à suivre. Ce qui est intéressant c'est que Mussolini utilisait le moi foi, un vocabulaire religieux. Or le philosophe officiel du fascisme, à savoir Gentille, parle à propos du fascisme d'une religion séculaire en lui même. Ce qui diffère évidemment du nationalisme intégral. Il n'existe pas de maurrassien qui ait un rapport religieux avec la doctrine de Maurras.

Ce biais peut s'expliquer par le fait que le fascisme ait été porté par des vétérans que leur sacrifice dans la guerre devaient servir de base à une régénération morale, sociale, nationale dans la paix. Cette régénération morale a été confiée à un état tout puissant qui devait être le pédagogue de la nation en plus d'être garant d'une véritable religion fasciste. Mario Palmeri, un philosophe du fascisme écrivait :" Le fascisme souligne sa supériorité dans cette vie, de la poésie sur la science, de l'intuition et de l'inspiration siur l'expérience et la méthode. " C'est donc l'inverse de l'empirisme organisateur de Maurras. Malgré un classicisme de façade, puisque le fascisme italien va exalter l'héritage et les racines romaines, etc... cela reste un romantisme politique. Pour paraphraser De Maistre : " La contre révolution n'est pas la révolution à l'envers mais le contraire de la révolution. " La doctrine fasciste n'a pas pris de maître par son prophète. Le romantisme du fascisme met les passions au dessus de la raison par rapport au classicisme qui fait l'inverse. Cette opposition existait au sein du nationalisme française, entre un nationalisme qui va être romantique et un nationalisme qui va être classique, rationnel. Barrès, c'est la terre et les morts. Celui qui arrive au nationalisme par introspection. Il rentre en lui et vient par les sentiments finalement. Non pas que le nationalisme maurrassien n'a rien de sentimental notamment concernant l'attachement à la nation. Mais on ne peut pas fonder un combat politique uniquement à partir de ces affects. Il faut le faire à partir d'une doctrine fondée sur la raison. C'était un débat que Maurras avait réglé bien avant l'émergence du fascisme. Il avait dit :" Le romantisme n'est qu'une suite littéraire, philosophique et morale de la Révolution. " Et comme Maurras se construit par opposition à la révolution, il ne pouvait pas y avoir de romantisme.

Il en résulte que si le fascisme est romantique, le fascisme va développer son propre mythe de la révolution permanente. La révolution permanente est une doctrine qui fait penser à celle de Trotsky. Les fascistes eux mêmes parlaient de cette révolution permanente. " Nous devons parler de révolution permanente parce que l'expression exerce une influence mystique. " Donc on retrouve le vocabulaire religieux sur les masses. Dominique Venner résume ainsi cette conception de révolution permanente : " Il est entendu en effet que le but à atteindre, l'homme nouveau de l'avenir, est un idéal quasi inaccessible, toujours à reprendre ,à réveiller, appliquant un combat incessant. " Finalement ça pousse le fascisme à un renouvellement constant de sa radicalité car il tend à la création d'un homme nouveau dont la nature n'est jamais arrêté. C'set une logique de fuite en avant, un impératif entrant en contradiction avec la réalité et les conditions concrètes de la pratique du pouvoir. La pratique du pouvoir ce n'est pas constamment renouveler son programme, sa vision du monde, son projet. A un moment il faut composer avec le réel. Mussolini lui même a du être obligé de composer avec le réel, au point qu'il a du contre son gré entrer en opposition avec sa base qui elle, voulait aller toujours plus loin. Le fascisme pose aussi la question de la succession. En fait le fascisme n'est pas tant une doctrine bien que certains penseurs fascistes ont tenté de lui donner une doctrine. C'est une idéologie dans le sens où on prend des idées et on essaie de les faire appliquer au monde réel. Et ça c'est une opposition fondamentale avec le nationalisme intégral puisque Maurras a essayé de fonder une doctrine à partir du réel, de l'expérience présenter pour en tirer des règles et ensuite agir sur le réel. Le projet historique du nationalisme intégral c'est la monarchie traditionnelle, héréditaire, antiparlementaire et surtout décentralisée.
Le nationalisme intégral repose sur une anthropologie qui est la politique naturelle. C'est à dire l'idée que la nature sociale de l'homme repose certes sur la hiérarchie mais aussi la collaboration et la solidarité. Et que cette nature sociale peut connaître des variations géographiques et chronologiques mais elle n'est pas globalement vouée à évoluer dans le sens où on ne peut pas faire changer l'Homme société et surtout on ne doit pas chercher à le faire. Cela repose également sur une méthode qui consiste à s'appuyer sur l'expérience historique et la raison pour en tirer des principes vrais pour le présent. Aussi il y a la défense de la raison classique donc la maîtrise des passions par la raison contre le romantisme qui va lui prôner l'exaltation des mouvements secrets de la conscience, des passions individuelles. Donc il y a aussi le fait que le nationalisme intégral n'est pas impérialiste contrairement au fascisme qui a eu une politique impérialiste notamment à partir des années 1930. Il y avait cette idée assez fantasmagorique de reconstruire l'empire romain. Charles Maurras était lui dès le départ opposé à l'expansion coloniale parce qu'il fallait récupérer à l'époque les provinces perdues en France. Surtout pour Maurras, la nation française a un certain poids dans le monde, une importance à part, sans qu'elle n'ait vocation à exporter un modèle ou civiliser qui que ce soit. Elle a juste vocation à rester elle même et à faire vivre son peuple dignement. Chez les fascistes on retrouve une sorte d'internationalisme qu'on retrouve chez les marxistes également, l'idée que la nation qui a vu naître le fascisme a pour but de répandre ces idéologies dans d'autres pays et états. En parlant d'états la place de l'Etat chez les fascistes est différent des partisans du nationalisme intégral puisque le but de l'Etat est de faire naître chez la nation un rôle pédagogique et pas que puisque ça peut aller bien plus loin.

L'Etat est le principal acteur de la révolution fasciste. Il est accoucheur de la nation. C'est pour ça qu'il est totalitaire, dans le sens où il cherche à embrasser la totalité des aspects de la vie sociale. A savoir l'encadrement de l'individu du berceau jusqu'à la tombe. C'est ce que symbolise le faisceau, à savoir l'unité du peuple autour du chef, du Duce, mais aussi autour de l'Etat. Concrètement, faire disparaître les divisions en son sein. C'est le fameux " Rien dans l'Etat. Rien en dehors de l'Etat. Rien contre l'Etat. " C'est ce que disait Mussolini. A la justice, Alfredo Roco disait : " Tous les droits individuels sont des concessions de l'Etat faits dans l'intérêt de la société. " Finalement chez les fascistes on voit que l'Etat est presque antérieur à la société. C'est ce que Maurras réfute complètement et à raison. Egalement, Maurras ne fait pas reposer l'Etat sur la mobilisation des masses. Du côté de Mussolini, c'est la mystique qui mobilise les masses même s'il est antidémocratique. Il est antidémocratique dans le sens où il va s'opposer au mode électif. En revanche il est démocratique dans le sens où il va s'appuyer sur les masses. La monarchie de Charles Maurras ne repose pas sur l'adhésion des masses puisque la monarchie est censée être au dessus des opinions individuelles. Le peuple est massifié quand il n'y a plus d'individus. Dans les sociétés de type monarchie décentralisées, il y a les personnes existant au sein de familles, de communes, de corps de métiers, de corps d'associations religieuses, de communautés variées. Post 1789, il y a l'individu et le grand tout de l'Etat. Vu que la Révolution détruit les corps intermédiaires, il n'y a plus que des masses atomisées. Il y a le décret d'Allarde et la loi Le Chapelier qui suppriment les corporations, la formation de syndicats et les corps constitués qui étaient l'intermédiaire entre vous et le grand tout de l'Etat.
Dans le fascisme et dans bien des régimes post 1789 il y a la masse mobilisée par la propagande et l'encadrement de l'Etat. C'est pour cela que Mussolini disait : " Le fascisme est une démocratie organisée, concentrée, autoritaire et reposant sur une base nationale. " En définitive ça reste un régime quelque part " démocratique " puisqu'il mobilise les masses et qu'il garde aussi la notion de parti. Il n'y a certes plus qu'un parti qui est en l'occurrence le parti national fasciste. Mais il reste un parti. Maurras récuse l'idée même d'un parti royaliste. C'est un oxymore. Maurras a d'ailleurs critiqué le fascisme dès les années 1920. " Quand l'Etat devient tout, l'Etat n'est plus rien. " Surtout l'Etat dans le fascisme est le fruit d'un volontarisme politique, d'une volonté politique, qui doit créer une société. Or pour Maurras qui est un disciple de Saint Thomas d'Aquin, lui même disciple d'Aristote il y a la société qui se dote de l'Etat. L'Etat est un fonctionnaire de la société. L'Etat n'est que l'outil d'un peuple lui permettant de se défendre, de vivre et de se perpétuer dans l'histoire. C'est pour ça que la monarchie maurrassienne est décentralisée et que dans le royalisme de l'Action française, le royalisme est l'aboutissement, le moyen du nationalisme.. C'est l'aboutissement du bien de la nation. Maurras disait :" L'Etat et la société sont 2 choses distinctes. La société commence à la famille et sa première unité. Elle se continue dans la commune, l'association professionnelle. et confessionnelle, la variation infinie des groupes, corps, compagnies et communautés, faute de quoi toute vie humaine dépérirait et l'Etat n'est qu'un organe indispensable et primordial de la société. L'Etat quel qu'il soit est le fonctionnaire de la société. " C'est ce qu'il exprime dans " Mes idées politiques " en 1937. Mussolini lui confondait non seulement l'Etat et la nation mais également avec la société.
Pour Maurras il est important de fortifier l'Etat mais l'Etat ne doit pas sortir et aller trop loin en dehors de ses prérogatives régaliennes. Donc tout ce qui concerna la justice, le droit de battre monnaie, la défense des frontières, etc... Dans le thomisme et l'Aristotélisme, il y a les objections disant qu'un bien qui se prend pour l'unique nécessaire devient un mal. Une chose qui est un bien pour la cité mais qui prend tellement d'importance qu'elle nie les autres biens devient un mal. Ici c'est l'Etat qui prend tellement d'importance qu'il empêche le développement d'un autre bien qui sont les libertés. On parle ici des libertés au pluriel et non pas de la liberté abstraite des révolutionnaires qui est une liberté sans contenu, fin et finalité. Les libertés ce sont tous les droits concrets qu'on a en fonction de son métier, de son âge, de sa place dans la société, etc.... Sans la défense des libertés, un Etat fort c'est quelque chose d'étouffant. A noter qu'en 1934, un juriste nazi Hand Rudolf Huber a publié une classification des types d'Etat. L'Etat maurrassien était classifié dans la catégorie des états non fascistes. Même du côté des nazis et des fascistes il y a eu une conscience que Maurras se situait en dehors de leurs conceptions. Mussolini lui même était d'ailleurs très critique envers Maurras. Maurras n'a pas critiqué le fascisme en tant que tel car pour lui ce n'était pas son rôle et il n'y avait pas un type de nationalisme, un type d'organisation qui soit applicable partout dans le monde. Il avait aussi vu quelques résultats probants du fascisme avant que ce dernier ne tombe dans une fuite en avant à partir des années 1930. Il a reconnu de Mussolini sa capacité à prendre le pouvoir et à appliquer un programme mais il a critiqué la doctrine que le fascisme tentait d'ériger ainsi que les insuffisances du fascisme. Donc il ne détestait pas l'homme en tant que tel mais seulement la doctrine qu'il avait voulu mettre en place.
Et bien sûr les différences sur la conception de l'Etat sont allés de pair avec des différences sur la conception de la nation. Le nationalisme peut regrouper des réalités très diverses. Un nationaliste républicain, ou bonapartiste ne va pas voir la nation de la même manière qu'un nationaliste maurrassien ou autres royalistes. Pour Maurras la nation est un héritage qui est plus que matériel, à savoir moral, spirituel mais surtout qui ne se choisit pas. On ne choisit pas la nation, qu'est ce qu'elle est. Car la nation est le produit d'une histoire Et ce n'est pas une aspiration sur ce que devrait être la France qui doit faire ce qu'est la France. Le fascisme au contraire conçoit la nation comme un devenir de puissance. C'est plus proche concrètement de la notion républicaine de la nation qui repose sur le contrat social. Finalement la nation dans ces conceptions est le fruit d'une convention et donc aussi d'un volontarisme politique. La nation est non seulement le fruit d'une volonté politique mais elle est également créée par l'Etat. L'Etat donne au peuple conscience de sa propre dignité morale, volonté et par conséquent, existence effective. C'est assez proche de la thèse des Jacobins qui disaient que la France a commencé à exister à partir de la création de l'Etat nation avec la Révolution française alors que la nation française a une existence plus diffuse dans le temps et qui remonte à bien plus loin. Je n'apprends rien à personne en disant que la France a une existence avant la Révolution.
C'est aussi oublier que d'autres théories politiques pas nationalistes ou même nationales ont pu réveiller un sentiment national quand le besoin s'en faisait ressentir. C'était le cas du communisme en URSS quand les Allemands étaient aux portes de Moscou. A ce moment là Staline a commencé à faire ses discours en évoquant Alexandre Nevski, en évoquant Koutouzov, le maréchal qui avait lutté contre Napoléon Bonaparte lors de la fameuse compagne de Russie de 1812. Il avait donc réveillé la fibre patriotique russe. Donc ce n'est pas parce qu'il y a un discours patriotard, patriotique ou même nationaliste qu'il y a une conception cohérente de la nation derrière. C'est une sorte de patriotisme conditionnel. La France ci, la France cela, le France des droits de l'homme, mais pas la France réelle. Voire la France qui peut comporter en son sein des gens qui n'en ont rien à faire des droits de l'homme. Pour citer Pierre Drieu la Rochelle, qui avait compris que la révolution fasciste et l'Etat passaient avant la nation : " Un axe, ce n'est pas un but. Ce qui importe pour le fascisme, c'est la révolution sociale, la marche lente, effacée, détournée, selon les possibilités européennes au socialisme. Non seulement le nationalisme n'est qu'un prétexte, mais ce n'est aussi qu'un moment dans l'évolution sociale du fascisme. " Les questions qu'on peut se poser c'est : " Est ce que le fascisme est un véritable régime d'ordre? " Et " Qu'est ce qu'un ordre juste? " Pierre Debray a fait une étude qu'on peut trouver sur internet en tapant : Pierre Debray, fascisme. Il explique bien que l'ordre fasciste n'est pas fondé sur l'harmonie naturelles des groupes humains mais sur un encadrement totalitaire qui impose à la nation la discipline tout extérieur de l'organisation industrielle telle que le conçoit le système Taylor. De côté on a un concept de l'ordre qui est celle du principe de subsidiarité.
Donc les sociétés sont un ensemble de groupes qui ont une histoire particulière et un rapport particulier les uns avec les autres et qui ont une certaine latitude par rapport au pouvoir central. Ca c'est l'ordre maurrassien, aristotélicien. De l'autre côté on a un ordre artificiel, parce qu'il repose essentiellement sur la contrainte et sur l'encadrement d'un état totalitaire. On a certes 2 doctrines dans lesquels on a du corporatisme. Mais les contenus de ces 2 corporatismes sont à chaque fois différents. Chez les fascistes, la corporation est un rouage politique de l'Etat, c'est obligatoire. Les pouvoirs et les structures sont déterminés par l'Etat. Tout ou presque peut être organisé en corporations si cela peut permettre à l'Etat totalitaire d'accroître son contrôle. En bref, les corporations sont avant tout un relais de l'Etat fasciste. Au contraire chez Maurras et les royalistes, la corporation est une association. Elle est facultative. Il y avait dans l'Ancien Régime des métiers qui n'étaient pas organisés sous des corporations, sous le modèle de la corporation. Ce n'est pas l'Etat qui va susciter la création des corporations. Ses pouvoirs et ses structures sont définis par les intéressés. Les corps se donnent des règlements de manière collégiale et ils désignent leurs propres dirigeants. Et surtout les corporations sur les 8 domaines professionnels. Il y a d'autres communautés pour d'autres types de groupes. Mais la corporation n'a pas vocation à s'occuper de tous les domaines de de la vie sociale, au contraire. Elle a pour but de soustraire le domaine social aux " patients et aux intérêts de la politique. " Cela permet de favoriser la négociation plutôt que l'affrontement direct et surtout de ne pas mêler les milieux qui travaillent aux passions électoralistes et partisanes.
De même dans le fascisme, le facteur d'ordre c'est l'Etat totalitaire mais aussi le charisme d'un homme qui va être le leader donc le Duce. En Allemagne nazie c'étaient plusieurs factions mais tous autour d'Adolf Hitler. Mussolini a du composer avec des parties de son parti qui étaient plus radicaux voire parfois ne le suivaient pas. Aussi il y a le fait qu'il n'a pas su imposer un régime fasciste comme ça d'un seul coup mais qu'il a aussi du composer avec une réalité qui était déjà présente et notamment la réalité monarchique. Le fascisme repose que l'adhésion des masses certes travaillées par la propagande mais qui vont peser sur sa légitimité. Chez les monarchistes, au lieu de reposer sur l'adhésion des masses, la légitime du roi va reposer sur l'hérédité. Mussolini quant à lui parlait d'un état s'apparentant comme fasciste, césarien. " Nous allons droit à l'essentiel. Je suppose dictateur à l'honnête homme. Ce dictateur va être plébiscité. Quelle sera sa politique s'il songe à sa réélection? Il est intéressé à devenir le serviteur des passions populaires et des erreurs du nombre ( donc de l'opinion ). Mais s'il n'y songe pas, il s'expose à être remplacé par quelques flagorneurs des erreurs de ses passions, maîtresse populaire du peuple souverain. S'il y songe, il perd le pays. S'il n'y songe pas, il perd le pouvoir et des compétiteurs indignes se chargeront de consommer après son départ cette perte de la patrie. Son patriotisme doit l'acculer à faire un coup d'Etat. ne fait-il point, il manque son devoir envers la patrie. Mais le fait-il, il fait en même temps la preuve que la violence et l'état révolutionnaire sont dans la logique absolue du régime plébiscitaire. " Ce que Maurras vérifie dans le cas du fascisme c'est que l'ordre fasciste est artificiel car imposé de l'extérieur par l'Etat et surtout parce qu'il y a toujours ce côté plébiscitaire qui peut reprendre un certain moment la position du souverain précaire. Dans la monarchie ce n'est pas le cas.
Déjà car il n'y a pas de masses. Ensuite il y a la présence de l'hérédité qui donne une autre légitimité à la branche régnante.
Mdrrr ces vieilleries alors qu'on a booba aujourd'hui

Données du topic

Auteur
Dornalai3
Date de création
19 décembre 2016 à 18:53:47
Nb. messages archivés
29
Nb. messages JVC
20
Voir le topic sur JVC

Afficher uniquement les messages de l'auteur du topic

En ligne sur JvArchive
JvArchive compagnon
Découvrez JvArchive compagnon, l'userscript combattant la censure abusive sur le 18-25 !