J’aime péter. Voilà par quoi je commencerais si j’étais totalement honnête avec mon entourage. L’odeur des pets ; un parfum soigné dont les facettes restent malheureusement bien trop confidentielles pour le commun des mortels. Parfois, j’ai l’impression que moi-seul sait déceler les secrets de ces odeurs anales qui me sont si chers.
C’est devenu un hobby. Une passion. Je pète encore et encore, indéfiniment. J’investis l’entier de mon énergie dans mes gazes. Mon pet préféré ? Le pet odorieux. Vous ne savez pas ce qu’odorieux veut dire ? C’est bien normal. Il s’agit d’un néologisme entre odorant et silencieux. L’odorieux reflète ma personnalité. Celle d’un être calme, serein et propre mais qui, en son centre le plus profond, déborde d’insanités nauséabondes.
Parfois, il m’arrive de me défouler. Je m’invite dans un centre commerciale aux heures de pointes et scrutes chaque personne de mon regard furtif et aiguisé. Mon but est simple : repérer le bouc émissaire parfait. J’ai une cruelle préférence pour les femmes graisseuses et timides. Celles qui donneraient tout pour qu’un homme pose le regard sur leurs formes disgracieuses. Généralement, je m’approche d’elle, l’air de rien. J’attends quelques secondes, le temps que les personnes environnantes oublient que je viens d’arriver. Je ressens mon ventre gargouillé et j’entends les gazes nauséabonds m’implorer de sortir. Je lâche ensuite le fameux pet odorieux et m’écarte de la scène du crime, en toute discrétion.
Je me retourne ensuite et me réjouis de voir les gens, autour de la grosse dame, la regarder d’un air douteux. « Regarde cette vache », « elle pue », « je crois qu’elle a péter cette guenon ». je ne m’en lasserais jamais. Jamais…
Il m’arrive certains soirs de rêver d’un monde où le pet odorieux serait la référence en matière de finesse et de raffinement. Un monde où, pour se présenter, les gens commenceraient avec entrain par une phrase commençant ainsi : J’aime péter…
pendant un instant j'ai cru que j'étais sur le - 15 en voyant ton message. 



Sinon pour alimenter ta passion tu peux te tourner vers "Evguénie Sokolov" C'est un roman écrit par Serge Gainsbourg, ou c'est l'histoire d'un peintre qui a des vents, tout le temps, et quand il peint donc les vents font bouger sa main, et donne des traits hors du commun et devient un génie grâce a ses vents.
Tu as les lettres a Nora de James Joyce qui sont très alléchante, je cite :
"Je crois que je reconnaîtrais n’importe où un pet de Nora. Je crois que je pourrais repérer le sien dans une salle pleine de femmes péteuses. C’est un bruit plutôt fillette pas le pet mouillé lâche que j’imagine chez les femmes grasses. Il est soudain et sec et sale comme celui qu’une petite fille effrontée décocherait la même nuit pour rire dans un dortoir. J’espère que Nora me décochera sans fin ses pets dans la face pour que je puisse aussi connaître leur parfum."
Du grand art odorieux.
le-baron_noir Voir le profil de le-baron_noir
Posté le 28 juin 2014 à 14:11:23 Avertir un administrateur
moi je croyais que t'etais gay en lisant ton topic 
nofake lol
Une raison particulière à cette infamie ?
Effectivement, ce texte trahit une admiration sans égale à la cause odorieuse. Nous ne sommes pas seule dans le bâteau délicat des pets délicieux.Afficher uniquement les messages de l'auteur du topic